1. Bonne bonne


    Datte: 31/03/2023, Catégories: fh, hplusag, asie, handicap, Collègues / Travail amour, intermast, Oral pénétratio, exercice, amouroman, Auteur: Roy Suffer

    On frappa doucement à la porte.
    
    — Entrez ! tonna Édouard sans même se retourner.
    
    Il regardait par la fenêtre, suivant des yeux un écureuil batifolant dans le cèdre du grand parc.
    
    — Asseyez-vous. Comment vous appelez-vous ?
    — Sang-Hoon, Monsieur.
    — Appelez-moi Maître !
    
    Le mot et la douceur de la voix le firent se retourner. Une petite bonne femme se tenait assise devant le bureau empire, ses genoux serrés supportant un petit sac à main qu’elle ne quittait pas des yeux. Quatrième personne qu’il recevait depuis ce matin sans trouver la perle qu’il cherchait vainement.
    
    — D’où vient ce prénom ?
    — De Corée, Monsieur… pardon Maître. Ma mère est coréenne.
    — Et votre nom ?
    — Martin, Maître. Mon père était français.
    — Était ?
    — Oui, il est mort, Maître.
    — Désolé.
    
    La fille s’inclina à plusieurs reprises en guise de remerciement à ces condoléances posthumes.
    
    — Avez-vous lu la description de l’emploi ?
    — Oui, Maître.
    — Avez-vous des qualifications pour ce travail ?
    — Un CAP « service à la personne », Maître.
    — Bien. Et vous avez une expérience professionnelle ?
    — Seulement des stages, Maître. Je… je n’ai pas de voiture et les emplois que j’ai trouvés jusqu’à présent étaient trop loin.
    — Bien sûr, soupira le notaire. Il faut bien commencer un jour. Ça ne vous dérange pas d’habiter ici ?
    — Oh non, Maître, au contraire. Je n’aurais plus de loyer.
    — C’est vrai, c’est un avantage. Mais l’inconvénient, c’est qu’il faudra aussi vous occuper de mon père la ...
    ... nuit.
    — Oui, Maître, j’ai lu.
    — Un mari, un petit ami, de la famille ?
    — Non, Maître. Ma mère est repartie en Corée, mais je ne voulais pas la suivre. Je ne parle pas la langue.
    — En ce qui concerne les relations amoureuses, je vous préviens tout de suite : vous ne faites entrer personne sous ce toit. C’est bien compris ?
    — Oui, Maître, mais je n’ai personne.
    — Redressez-vous, regardez-moi… Pas de petit copain, une jolie fille comme vous ?
    — Non, Maître. Je suis… « la chinetoque », comme on m’appelait à l’école.
    — Pfff… Tous des crétins. Levez-vous, et marchez jusqu’à la porte… Revenez…
    
    C’est vrai qu’elle était très typée asiatique, avec ses cheveux noirs, ses fesses plates, ses pieds en dedans et ses mollets saillants. Mais elle avait un bassin joliment ovale et, semblait-il, une jolie paire de nichons. Sa peau était claire, ses yeux noisette, bridés, mais pas trop, un tout petit nez retroussé et une bouche en cœur, et ce comportement timide et empreint de respect qu’ont les Asiatiques. Un léger frisson parcourut les reins du notaire et il sentit sa queue palpiter. Et puis cette façon de répéter le mot « Maître » fleurait bon la soumission absolue. Il allait se la lutiner en douce, cette petite femme exotique et cette perspective le grisait et le faisait bander.
    
    — Asseyez-vous, répéta-t-il. L’emploi que je vous propose n’est pas facile. Mon père perd un peu la tête, ce qui le rend très difficile. Pourtant, je me refuse à le mettre à l’hôpital ou dans une maison de ...
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