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Crème fouettée (3)
Datte: 24/03/2023, Catégories: Erotique, Auteur: June Paltier, Source: Xstory
Trois semaines sont passées depuis que Lionel et moi avions fait l’amour sur le canapé. Cela fait trois semaines que j’ai perdu ma virginité avec le père de ma pire ennemie. Après cette aventure, je pensais que notre relation aurait changé entre lui et moi. Pourtant, dès le lendemain matin Lionel a continué d’agir comme avant. J’avoue que je ne savais pas sur quel pied danser. J’ai cru que nous étions devenus plus « intimes », mais il s’avérait que pour Lionel ce n’était rien d’autre qu’une aventure d’une nuit. Du moins, je le crois. Car il ne m’a jamais reparlé de cette fameuse nuit. Je soupire face à mon carnet de croquis, où plusieurs esquisses de gâteaux sont à peine achevées. Il faut que je voie le bon côté des choses : au moins je peux m’impliquer à cent pour cent dans mon projet pour le concours d’entrée de l’école de cuisine. Cependant, il peut m’arriver — comme maintenant — d’avoir encore des pensées parasites. Un bruit sourd me sort de mon moment d’absence. Alizée vient de mettre la musique à fond dans sa chambre. Il me manquait plus que ça... Quand ce n’est pas le père qui me déconcentre, c’est au tour de sa fille. Bon sang ! Elle n’est pas censée être dehors à cette heure-ci ?! Sans perdre un instant, je sors de ma chambre et me dirige vers la sienne. Par politesse, je toque à sa porte. Mais je suppose qu’elle n’entend rien avec tout le raffut qui se passe autour d’elle. Avec assurance, j’entre dans son antre et me poste à côté d’elle, les bras ...
... croisés. Mademoiselle est en train d’essayer plusieurs tenues devant son grand miroir, tout en faisant des mimiques exagérées avec son visage. Ses yeux bleus croisent enfin les miens ; elle fait un bond quand elle remarque enfin ma présence. — P... Angé... qu’est... tu... fous... là ?! — QUOI ? Je lui montre l’une de mes oreilles d’une main pour lui indiquer que je n’entends rien. Légèrement agacée, elle se dirige vers sa chaîne Hi-Fi pour baisser le volume. Alizée me fait de nouveau face et me toise méchamment. — Qui t’a permis d’entrer dans ma chambre ? Tu ne sais pas frapper à la porte comme tout le monde ! — J’ai toqué, mais comme tu ne répondais pas je me suis permis d’entrer dans ta suite royale, ricané-je. Et je n’exagère pas, sa chambre a tout de celle d’une princesse moderne de conte de fées. Sauf que la princesse n’est rien d’autre qu’une sale garce. Alizée relève la tête et me regarde de haut. — Bon, qu’est-ce que tu veux ? grogne-t-elle. — Je voulais te demander de baisser la musique, mais tu l’as fait avant même que je te le dise. Ce n’est pas génial ça ? — N’importe quoi. Elle passe devant moi, se reposte devant son miroir et attrape une nouvelle robe qui traîne parmi tant d’autres sur un fauteuil. — Peut-être que celle-ci est un peu trop longue... Je ne vais pas à un bal non plus... — Alizée, qu’est-ce que tu fais ? lui demandé-je interloquée. — Ça ne se voit pas ? Je me choisis une tenue pour la soirée. Merci, ça je ...