1. Vacances italiennes (1)


    Datte: 19/03/2023, Catégories: Erotique, Auteur: pablito06, Source: Xstory

    L’air qui vient frapper mes joues est semblable aux caresses de ma mère quand, petit, elle m’aidait à m’endormir. Le soleil dynamise confortablement ce décor. À gauche, de belles montagnes vertes, à droite, la Méditerranée vêtue de sa resplendissante robe bleue. Je ne suis pas quelqu’un de prétentieux mais je pense que ce modèle de Vespa des années 70 blanche nacrée et moi, collons parfaitement à cet environnement. Nous formons un formidable couple épanoui, amoureux, rayonnant. Deux moitiés qui se collent à la peau et se complètent. Quand les histoires d’amour se terminent, c’est vrai qu’une des façons d’en guérir c’est quand on trouve celle d’après. Ce contexte m’aide à oublier la précédente, et je suis bien content de vivre tout ça. Certes, il manque cet aspect physique, sensuel et même parfois érotique d’une relation avec un être humain. Mais autant se contenter de ce qu’on a, plutôt que de penser à tout ce qu’on pourrait avoir.
    
    J’ai pris quelques semaines de vacances sur les côtes amalfitaines pour me vider la tête, boire le soleil et manger de délicieux plats de poissons. Je suis arrivé hier dans la soirée et il faut dire que l’enthousiasme précoce de cette nouvelle relation avec l’environnement a été drôlement efficace, jusqu’à ce qu’elle m’évoque mon ex-femme. Cinq années à exister, à me dédier et à tout donner à ce que je croyais être mon âme sœur. Elle avait débuté sur les chapeaux de roues, nous faisions l’amour partout, tard dans la nuit, à la vue des gens ou ...
    ... dissimulés dans la voiture, dans les toilettes des bars et des boîtes de nuit. Les émotions agréables virevoltaient ici et là, venant assaisonner la vie à la perfection. Quant aux péripéties qui se sont installées, mieux vaut ne pas leur prêter attention, elles se sentiraient si importantes qu’elles pourraient se dire que je ne retiens que celles-ci.
    
    Mes pensées s’estompent alors que je suis à nouveau concentré par ce qui m’englobe. Cet air iodé, ces couleurs italiennes au loin, je m’approche d’Amalfi, le village où je passe mes nuits. Cette érotique petite crique de maisons enchevêtrées aux couleurs estivales est un humble havre de détente aux accents de guitare classique. Les deux cappuccini que j’ai bus avant cette excursion motorisée parfument encore mon haleine. Mais il est bientôt treize heures et depuis mon arrivée, je rêve d’une de ces fritures de calamars et de petits poissons sur une terrasse ensoleillée qui se marient parfaitement avec du vin blanc. C’est ainsi que j’ai pris le chemin de retour pour succomber à cette envie presque capricieuse. La vue joue à cache-cache et me fait profiter de son esthétisme en jaillissant entre les virages comme une éclaboussure d’eau fraîche sur le visage. Plusieurs plateaux panoramiques sont disposés le long de la route comme un buffet de chefs-d’œuvre à volonté.
    
    Je décide de m’arrêter sur celui qui m’attire le plus. Il est vide, placé sur la convexité d’un tournant, il offre la vue sur mon village à ma gauche, sur la vaste ...
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