1. J'hallucine


    Datte: 09/03/2023, Catégories: fh, hplusag, couple, alliance, pénétratio, occasion, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    Je n’y crois pas. Je laisse faire parce que je ne sais pas comment réagir et que je n’en reviens pas. J’avais cru bien faire en les invitant dans ce restaurant japonais. C’est rare de trouver une « table chaude » japonaise en province, alors puisque nous en avons une sous la main, autant en profiter. J’aime bien, c’est un peu cher, mais ça vaut le coup. D’abord, on voit bien que tout est frais puisque c’est apporté sur place, à moins d’un mètre de vous, dans des petites panières tressées. Et tout est cuit là, juste sous vos yeux, ça frétille, ça saute, ça vole, et en plus c’est succulent. Le japonais fait son show : les crevettes sautent en l’air d’un coup de palette et retombent pile dans l’assiette, arrosage de saké, lumière qui s’éteint et plouf ! Flamme fugace qui fait croustiller les bébêtes, sabre qui pourfend le citron et jus qui coule tout le long du fil… magnifique ! On admire, on applaudit, on se régale.
    
    Nous nous régalons joyeusement, mais juste Colombe et moi. Apparemment pas Victor, mon fils, enfin presque. Pour tout dire, c’est le fils de ma femme, Laure, épousée il y a vingt ans, alors que Victor avait cinq ans. Elle était ma secrétaire de direction dans ma boîte qui marchait bien. Et pour cause, je lui consacrais l’essentiel de mon temps. Elle s’était fait larguer avec « un polichinelle dans le tiroir », comme on dit. Ça arrive, même à des gens bien. Et Laure était une fille bien. Parfaite secrétaire, totalement dévouée, hyper-efficace, zéro défaut dans ...
    ... le boulot, plutôt jolie, toujours tirée à quatre épingles, dans le genre classique, mais avec le petit plus sexy, discrète, mais qui retient l’attention. Surtout celle du patron qui passe plus de temps avec sa secrétaire que n’importe qui d’autre. J’avais eu quelques bonheurs, mais surtout des déceptions. Alors que dans le travail, plus tu bosses et plus tu es récompensé. Du coup, j’avais fait le choix et le boulot était mon seul passe-temps, mon seul objectif et ma seule maîtresse. Jusqu’au jour où… il a suffi d’un choc entre deux affairés, d’un dossier important répandu sur la moquette, de quelques contacts inopinés en ramassant tout ça, un baiser et un brasier sur ladite moquette.
    
    J’ai épousé… et Victor, le petit « polichinelle », est devenu mon fils ou presque. Le gamin était docile, habitué à ce que maman travaille, acceptant voisine, concierge, baby-sitter, jeune fille au pair voire solitude en attendant que le vilain patron, qui ignorait alors son existence, relâche sa secrétaire préférée. En fait, plus que docile, ce gamin était presque apathique. On parle des hyperactifs, lui était plutôt « hypoactif ». Quand j’ai épousé Laure, il n’était plus question, hélas, que nous continuions de travailler ensemble. Ça n’aurait pas été bon ni pour l’entreprise ni pour nous. J’avais besoin d’une maîtresse de maison, je l’ai embauchée pour ça. Non, je vous vois venir : le vieux célibataire avait besoin d’une bobonne à la maison pour faire le ménage et la lessive. Pas du tout. ...
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