1. Les frasques d'Édith (1)


    Datte: 21/02/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    D’un doigt tremblant, Édith tape sur les touches du clavier. Une longue ligne de chiffres entrecoupée de lettres qu’elle s’évertue à transcrire dans l’ordre. Les deux premières tentatives sont infructueuses et elle reprend sa respiration. Cette fois, elle suit sur le papier, la ligne sombre qu’elle a écrite, censée ouvrir cette fichue porte. Un voyant rouge clignote et finalement passe au vert, alors qu’un déclic sourd se fait entendre. Elle pousse le cœur battant le vantail de verre dont la serrure électrique lui livre le passage.
    
    Un hall faiblement éclairé par un trait lumineux lui indique sur sa gauche, un escalier qui dessert les deux étages du bâtiment tout en longueur. Chaque marche est recouverte d’une moquette rase bleu nuit et les bruits de pas sont totalement absorbés par ce revêtement souple. Édith pose le pied et gravit jusqu’au premier palier, ces graduations qui l’entraînent vers un destin qu’elle a choisi depuis quelques jours déjà.
    
    Deux battants de bois la séparent d’un long corridor baignant dans une pénombre seulement trouée par les flèches vertes portant l’unique mention « issues de secours ». Elle s’embrouille un peu et de nouveau, elle plonge sa main dans son long manteau. D’une poche elle extrait de nouveau son papier griffonné. Le numéro de la chambre et également celui de l’ouverture de la porte sont là, indéchiffrables dans l’obscurité quasi totale. Il faut donc à la femme relativement encore jeune sortir d’une autre poche du même vêtement un ...
    ... téléphone portable et éclairer de sa lampe son bristol.
    
    Voilà ! Chambre cent dix-neuf. Elle cherche alors sur les portes qui à sa droite portent des numéros impairs et finit par dégoter celui que ses yeux espèrent. Reste à renouveler le même code que pour l’entrée. Elle s’y colle avec une sorte de soupir. C’est fait et la poignée sur laquelle elle pose la main déverrouille l’huis. Dans sa poitrine, son cœur bat à tout rompre. Elle songe qu’il faut un certain grain de folie pour oser entrer. Une seconde d’hésitation, juste reprendre son souffle avant de se jeter dans la gueule du loup ? Elle n’a pourtant rien d’une agnelle.
    
    Calmer sa respiration, garder la porte entrouverte pour n’avoir pas à refaire cette foutue lignée de chiffres et de lettres et la voici qui s’enhardit. Elle entre donc d’un pas mal assuré évidemment, mais une fois à l’intérieur, elle sent que son sang lui monte au visage. De toute façon, il fait noir dans l’espace clos où elle vient de pénétrer. Sa main droite glisse sur le côté et rencontre un mur pas vraiment lisse. Dans la pièce où elle se débat avec ses états d’âme, elle longe dans la nuit artificielle un lit de deux personnes. À sa gauche, une sorte de cabine qui prend un tiers du cube qui la reçoit. Elle patauge dans la noirceur environnante.
    
    Finalement elle desserre la ceinture de son manteau et celui-ci quitte très vite son corps. Sous ce vêtement, elle est intégralement nue. Seuls ses pieds portent encore une paire de talons aiguilles dont ...
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