1. Riviera Maya (1)


    Datte: 19/02/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Gentille75, Source: Xstory

    ... remplaçaient les postures exigées depuis leur irruption dans la chambre.
    
    — On fait une pause.
    
    Curieuse, Marine se précipita afin de jeter un œil par-dessus l’épaule de Carol qui se régalait des clichés sur la carte mémoire, et lui tendit un verre de mescal. Les premières rasades l’avaient d’abord détendue, juste assez pour accepter de poser ; les suivantes la désinhibaient, un choix de sa part tant elle avait envie de donner le meilleur.
    
    — Ça te plaît ?
    
    La perfection physique n’inspirait aucun sentiment, l’artiste se régalait du duvet sur les joues hâlées, des lèvres asymétriques, du nez légèrement retroussé, du menton un peu carré, des sourcils fournis, Marine se révélait impertinente face à l’objectif. Et cette insolence, naturelle ou provoquée par un léger abus d’alcool, la rendait magnifique. Le sentiment de quiétude l’incitait à laisser tomber le masque, elle redevenait la jeune fille de 20 ans qu’elle ne devrait jamais cesser d’être.
    
    — Beaucoup. Pas trop fatiguée ?
    
    Au contraire, Marine se sentait libre, la légèreté de l’instant présent lui commandait d’en profiter. Ici, dans ce gigantesque appartement qui occupait le troisième étage d’un immeuble bourgeois, les draps blancs semblaient accueillants, contrairement à ceux de la pension de famille où elle payait un loyer exorbitant pour une chambre de bonne dans un faubourg crasseux de Playa del Carmen.
    
    — Non.
    
    — Mets-toi à l’aise alors, fais comme si je n’étais pas là.
    
    Des photographes qui ...
    ... écumaient les plages, prétendus artistes ou missionnés par une revue, lui demandaient souvent de se déshabiller pour une poignée de pesos mexicains, ou en échange d’un bon repas ; l’importun se voyait toujours envoyer promener en des termes peu élogieux. Carol ne suggérait rien, n’attendait rien, elle se contentait d’être là, rassurante, son regard inspirait confiance. La jeune femme assise au bord du grand lit déboutonna son chemisier sans savoir où cela allait les mener.
    
    L’artiste s’approcha à genoux après une seconde d’hésitation, l’objectif braqué sur la gorge hâlée dévoilée par l’échancrure. Un sein nu s’évada, pointu, ni gros ni petit. Le corps humain par ses réactions, contrairement aux mimiques d’un visage, ne savait pas mentir ; le pédoncule montrait du tempérament dans la protubérance boursoufflée qui ornait la jolie poire ferme.
    
    ♀♀
    
    Le désir était là, impérieux, obsessionnel, douloureux, au point de lui faire oublier le contexte. Oublier Carol ? Non, seulement l’appareil photo. Marine ne se masturbait pas, elle se baisait ; ce sentiment singulier poussait son excitation à son paroxysme quand, deux doigts dans le vagin et le plat du pouce sur son clito, elle dérivait à la recherche du plaisir ultime, ce nirvana souvent promis, rarement atteint.
    
    Peut-être cette nuit, seule ou avec l’aide de la jolie photographe. S’abandonner dans les bras d’une femme, l’idée surgissait parfois, davantage une fantaisie éphémère qu’un fantasme avoué, excepté peut-être en cet ...