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Histoire des libertines (84) : Femmes libres d’Hollywood (14) Marilyn Monroe, glamour et tragédie
Datte: 11/02/2023, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... C'est le cas. La Fox est consciente du « problème Marilyn », et commet le bon docteur Greenson à sa surveillance et à sa remise en état. Or la méthode thérapeutique de ce dernier, c'est d'abord d'enregistrer ses clients (à la grande satisfaction de Hoover), puis de boire du champagne avec Marilyn, chez lui. Bref, il fait tout ce qu'un psy ne doit pas faire. Cukor reprend le tournage. Marilyn arrive, ne connaît pas son texte, hésite, réussit quelques prises, mais n'arrive pas à être longtemps concentrée. Chaque jour de retard coûte une fortune. Cukor est outré. Il décrit aux journalistes une star capricieuse, pénible, mesquine. DECHEANCE D’UNE STAR Marilyn ne supporte pas de n’avoir été qu’une liaison parmi d’autres pour John Kennedy. Tous les jours, elle appelle la Maison-Blanche, et, régulièrement, on lui répond que le président est occupé. Finalement, Peter Lawford (1923-1984), le beau-frère de JFK, met les choses au point : « Marilyn, pour lui, tu n'as été qu'un coup ! » Elle s'imaginait déjà en première dame… La chute est terrible. De temps en temps, Marilyn menace de faire une conférence de presse pour révéler sa liaison avec le président. Peter Lawford, beau-frère de Kennedy et pourvoyeur de chair fraiche pour son beau-frère, dépêché par les Kennedy, décide de lui offrir un week-end. SOIREE GLAUQUE ET MORT INEXPLIQUEE Le 27 juillet, Lawfoord l'emmène au Cal-Neva, l'hôtel au bord du Lake Tahoe. On la loge dans un bungalow, une bonbonnière rose. ...
... Marilyn s'allonge, prend des pilules, décroche le téléphone et papote. Sans doute s'endort-elle. La ligne reste occupée pendant des heures. Un groom alerte le patron, Skinny D'Amato, un truand notoire, qui avertit son boss, Sam Giancana (1908-1975). Le parrain de Chicago est là, dans une autre aile, avec son porte-flingue, Jimmy « Blue Eyes » Alo. Giancana, qui a financé secrètement la campagne de Kennedy, a la haine : Bobby Kennedy, le ministre de la Justice, a entrepris une guerre sans merci contre la Mafia. Quand les deux hommes voient Marilyn inconsciente, ils lui font boire du café. Puis, Giancana la livre à ses gorilles. Et demande que la scène soit photographiée, pour se venger des Kennedy. Puis il s'en vante au téléphone, auprès de son vieux copain Johnny Rosselli. Le FBI enregistre la conversation. Rosselli : « Tu prends ton pied, hein, à te taper la nana des Kennedy ? » Giancana : « Ouais. » Les photos parviennent à Frank Sinatra. Celui-ci, incrédule, regarde : sur l'un des clichés, Marilyn, à quatre pattes, est forcée par Giancana pendant qu'elle vomit sur la moquette rose. Dégoûté, Sinatra brûlera les photos. En trois mois, Marilyn a fait plusieurs overdoses. A chaque fois, un lavage d'estomac l'a sauvée. A chaque fois, un homme l'a reprise en main et tente de la sauver : Joe DiMaggio, désespérément amoureux de son ex-femme. D'ailleurs, il décide, en cette fin juillet 1962, de demander sa main à nouveau. Par ailleurs, les photos nues de Marilyn ont eu l'effet ...