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Le cadeau de Ricardo
Datte: 05/02/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Gerald93, Source: Xstory
Ricardo arrive avant 9h au bureau et est déjà à fond quand j’ai du mal à être là à 9h30, et encore, il me faut un café. Il a un avis sur tout et se laisse facilement embarquer dans les papotages alors que je suis hermétiquement concentré quand je développe. Il déclare ses variables au fur et à mesure de son code et pense l’interface utilisateur en dernier ; je crée l’interface d’abord, et déclare toutes mes variables au début. A 13h pétante, il lâche son clavier et trépigne pour aller déjeuner, alors que je procrastine allégrement cette pause tant que je n’aie pas trouvé le bug. Bref, au boulot, tout nous oppose. Il aime les brunes plantureuses, j’aime les blondes... bah généreuses aussi ! Ses enfants sont dans un établissement catho ; je ne jure que par la mixité de notre Ecole laïque républicaine. Il ne prend pas de dessert, s’il choisit l’entrée ; je me fous du supplément dans la formule. Et Il supporte le PSG, moi l’OM. Donc, dans la vie aussi tout nous oppose. Pour autant, on ne s’est jamais engueulé, ni vraiment pris la tête, sur aucun sujet. Il a son avis, j’ai le mien, j’entends ses arguments, je lui oppose les miens. Nous constatons et comprenons nos désaccords, et on en reste là. Je suis convaincu que cette tolérance, est la preuve d’une grande intelligence. Le cœur sur la main, je peux compter sur son indéfectible amitié, forgée depuis huit ans. Et lui de même. Et voilà que Ricardo va fêter ses 40 ans. Et c’est vers moi que les collègues se tournent ...
... pour trouver un cadeau commun. J’ai bien une petite idée, mais elle ne va pas plaire à la "Happiness manager" : « Plutôt qu’un saut en parachute, offrons-lui un saut dans un char à putes ! » Bien sûr, j’aime faire rire, mais au-delà de ce bon mot, ceux qui le connaissent savent que... Que ce n’est pas la fête du slip souvent à la maison. Il a pourtant 10 ans de mariage de moins que moi, mais quand ça colle plus... A la faveur d’une intervention chez un client, le hasard m’amène rue de Maubeuge, Paris 9ème, où je remarque une forte concentration de salons de massage. Est-ce une spécialité du quartier ? La pente de la rue serait-elle fatale aux muscles des résidents ? Un rapide coup d’œil sur internet ôte mes doutes. A Pigalle les cabarets et les sex-shops, à Maubeuge les salons de massage. Et voilà que ma boutade fait son chemin dans ma tête... Jamais je ne lui aurais proposé une fille de rue. Jamais il n’aurait accepté une escortes non plus. Mais un massage... C’est anodin, sans conséquence, relaxant, presque médical. Il ne peut pas refuser. Eh puis hop, ça dérape ! Enfin, j’imagine. Mais en fait, je n’en sais rien. D’ailleurs, comment savoir ce que la masseuse propose ? Comment être certain que ce n’est pas une arnaque ? Happy end ou pas ? Vous avez déjà essayé d’obtenir des infos auprès des clients sortant de ces « officines » ? Ils sont tous étrangement muets, ou pressés de s’engouffrer dans le métro. La solidarité masculine ne pèse pas lourd face à la culpabilité ...