1. Tout est bien qui finit (presque) bien


    Datte: 05/02/2023, Catégories: fh, ff, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... juste le soleil couchant sur le Pacifique et l’ultime phrase : et elles vécurent heureuses et n’eurent jamais de moutards qui chouinent et tachent des couches. Ben oui dans le monde merveilleux des contes, l’histoire aurait pu, auraient fini ainsi, mais c’était sans tenir compte du principe de réalité.
    
    Lorsqu’elles se présentèrent au rendez-vous fixé par l’ambassade, Moitoux et Zéneur étaient attendues non pas par un diplomate, mais par un officier traitant de la DGSE et deux sous-fifres. Elles devaient remettre les quatre caissettes à ce barbouze prétentieux immédiatement. Élodie exigea que cette restitution se fasse dans les locaux de la gendarmerie de Bourg en présence de leurs supérieurs. Il lui fut répondu, dans un éclat de rire dédaigneux, qu’elle n’avait rien à exiger déjà bien qu’elles ne se retrouvent pas en taule.
    
    Heureusement, par une chance incroyable (d’ailleurs le connard de la DGSE ne le crut pas et dut faire contre mauvaise fortune bon cœur), le commandant Castagnette assisté de l’adjudant Levaudout et de deux gendarmes patrouillaient fort opportunément à Mérissard. Il usa de son grade et de sa légitimité pour mettre en doute celle des flics parisiens, les obligea à les accompagner à la brigade de Pont-d’Ain et de le mettre en rapport avec leur supérieur.
    
    Élodie ne sut jamais ce qui fut dit, mais la remise de l’or fut faite de manière très officielle à la gendarmerie de Pont-d’Ain.
    
    Si leur naïveté les avait perdus, cette même naïveté sauva trois ...
    ... d’entre eux. L’homme des services de renseignement, lors de leur rencontre, confisqua leurs téléphones portables, mais ne prit pas la peine de vérifier si la jeune lieutenant en avait un second. Celui-ci était ouvert et permit à Robin et Électre, postés à une centaine de mètres du lieu de rendez-vous, de suivre leur conversation. Ils entendirent surtout que les deux femmes prétendaient avoir agi seules. Cela les mettait hors circuit, mais la carrière d’Élo était foutue. En désespoir de cause, foutus pour foutus, ils appelèrent Castagnette. L’esprit de corps (et aussi peut-être le plaisir d’enculer ces connards de barbouzes) joua à fond.
    
    Ayant rempli sa mission et reçu des instructions pour ne pas faire de vague, le flic de la DGSE savait probablement qu’il s’était fait rouler dans la farine, mais il n’eut pas le loisir d’approfondir.
    
    Aucune récompense n’ayant été demandée lors des contacts avec l’ambassade deNouvelle Rhodésie, l’administration ne pouvait rien reprocher à Gaëlle, une civile, et se contenta de taper sur les doigts d’Élodie qui avait squeezé sa hiérarchie. À l’automne, Élodie « demanda » un changement d’affectation pour Guéret dans la Creuse. Dans le cadre du rapprochement familial, Électre la suivit, car les deux filles s’étaient réellement mariées à l’instigation de Castagnette. Pareillement, le voyage de noces avait bien eu lieu, avant qu’elles ne rejoignent leur nouvelle affectation, mais loin du soleil tropical sur les plages de Normandie.
    
    Quatre ...