1. Tout est bien qui finit (presque) bien


    Datte: 05/02/2023, Catégories: fh, ff, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... as remarqué ?
    — Je sais bien que tu me prends pour un macho primaire et que je te sers de défouloir sexuel, mais n’oublie pas que je suis flic.
    — Et aussi bon flic que baiseur. Bien que dans un cas comme dans l’autre tu pourrais être nettement meilleur et plus partageur.
    
    Comme à son habitude, il ignora la pique.
    
    — N’empêche qu’elle m’a épaté. En tant qu’enquêtrice, elle a la hargne. Avec l’expérience, elle jouera dans la cour des grands. Mais où elle a été encore plus forte, c’est de dégeler Cité.
    — Un de tes beaux râteaux.
    — Qui s’explique…
    — Tu ne vas pas me faire le coup qu’elle a résisté à ton charme parce que c’était une lesbienne qui s’ignorait.
    — Sans commentaires. Et je trouve qu’elles vont très bien ensemble.
    — Finalement, tu n’es pas si homophobe que ça !
    — J’ai jamais été homophobe, c’est juste que j’aime pas les tarlouzes. Et puis imaginer Électre et Moitoux s’envoyer en l’air, c’est bandant !
    — Espèce de cochon.
    — En tout cas, entre la résolution du meurtre de Henneau et l’arrestation des pyromanes, la brigade a fait du bon boulot.
    — Vous n’avez pas retrouvé l’or ?
    — Il s’est tiré avec et les Rhodésiens l’ont récupéré.
    — Tu es vraiment sûr de ça ?
    — En fait, je m’en bats les couilles. L’affaire est pliée pour nous. En passant, on a identifié le corbeau.
    — …
    — Robert Tignac, le gentil retraité. Il avait rendu une visite de courtoisie à Sandrine Bayolle qui se sentait seule en l’absence de son mari. Une salope, celle-là !
    — Et t’aimes les ...
    ... salopes, mon Cricri, ironisa-t-elle en s’emparant de la bite semi-érigée de son amant. Si on remettait ça !
    
    **********
    
    Six mois plus tard, sur une plage, dans un pays où le soleil brille tout le temps, deux jeunes femmes sirotaient un cocktail, allongées dans des transats à l’ombre d’un parasol. La carnation très sombre et le corps voluptueux de la première offraient un contraste intéressant avec le teint clair et le corps androgyne de sa compagne.
    
    Vêtues de maillots de bain identiques. Enfin si on pouvait appeler maillot, le petit bout de tissu qui dissimulait difficilement leur intimité. S’il remplissait sa mission pour l’une, il n’y parvenait que partiellement pour la seconde, la jeune femme de couleur, dont les poils follets s’échappaient par toutes les issues possibles.
    
    Leurs plastiques opposées auraient réjoui l’œil d’un observateur impartial.
    
    L’une, blonde aux yeux bleus, la peau nacrée par le soleil, avait un physique d’éphèbe : longues jambes fuselées, hanches étroites, poitrine peu marquée aux aréoles claires et aux tétons de garçon dardés.
    
    L’autre, brune à la chevelure bouclée et indisciplinée, l’œil aussi noir que sa peau, offrait aux regards un corps plus conforme aux canons de la féminité : jambes tout aussi fines et longues, mais prolongées par un bassin aux formes marquées, des seins qui sans avoir eu recours à la chirurgie esthétique se dressaient vers le ciel malgré leur taille respectable. Ses tétons d’une taille hors normes pointaient au ...
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