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Thriller érotique d'anticipation (1)
Datte: 02/02/2023, Catégories: Divers, Auteur: Opportuniste, Source: Xstory
... Maman ! Quand Maman me gronde, elle me prend par le col de la chemise et elle me met à la maison, punie, dans l’armoire des araignées. Je me mets à pleurer beaucoup quand Maman fait ça. Mais je sais que ma Maman fait ça pour que je devienne meilleure, la meilleure du monde. Les araignées, elles sont méchantes. Elles me piquent et après j’ai du rouge partout : c’est des irritations mineures sans conséquences. — Regardez-moi cet enfant ! Elle est encore toute rouge ! Et on veut nous faire croire que les vaccins, ça marche. Papa est jamais là. Maman, elle dit que les hommes, quand il faut pique-niquer y’a du monde mais quand faut mettre la table, les couverts et le siège bébé, y’a plus personne. Elle, elle reste forte car elle est féminine en association. C’est-à-dire, y’a plein de Mamans fâchées comme elle qui se voient, et les hommes : ils ont les boules. Je vais rendre fière Maman : — Maman, quand j’apprends à écrire l’anglais ? — Qu’est-ce que j’ai fait à iel dieu pour avoir une enfant pareille ! Tu as quatre ans et t’es pas foutue de faire une phrase correcte ! Avant d’écrire en anglais, apprends à t’exprimer en français, ma fille. J’ai déçu Maman. Même si je suis grande maintenant, ça me fait toujours pleurer beaucoup de larmes. — Ah ! Il manquait plus que ça ! Allez, dégage, va voir ton frère. CHAPITRE UN La mort de ma mère a ravivé en moi des souvenirs que j’aurais préféré garder enfouis pour toujours. Mon enfance difficile m’avait ouvert ...
... des portes mais je lui en ai toujours voulu. Bien à l’abri dans son cercueil, elle esquivera tous les coups que je souhaiterais lui rendre à présent. Foutu présent. Foutue réalité. Je ne vous souhaite pas de travailler dans le porno pour hommes blancs quarantenaires quand vous avez eu une mère féministe et un père absent ; mais que voulez-vous, je ne pouvais pas envoyer chier le père que je n’ai pas eu, alors il ne restait que ma mère, cette salope qui m’enfermait dans des armoires. — Tu deviendras un homme, ma fille. Ne fais pas la même erreur que ta mère qui a gâché sa vie à leur tenir tête ! Cette phrase qu’elle me disait parfois quand elle m’enfermait, sans même un prétexte, dans l’armoire des araignées, les jours où elle déprimait plus que d’habitude, résonne aujourd’hui en moi comme un couteau qu’on aiguise. Je hais ces tournures qu’elle m’a fait intégrer à mon vocabulaire: « résonne en moi comme un couteau qu’on aiguise », c’est quoi cette phrase de pseudo-écrivain de merde ?! « Respirer. Inspirer, souffler et répéter », encore des affirmations à la con qui n’aident personne. J’ai trop de rancœur en moi. Y’a que les heureux qui trouvent le temps de méditer pour s’apaiser des malheurs qu’ils n’ont pas vécu. Perdre du temps à respirer pour rien faire, c’est pas pour moi. — On tourne. Hector ! Vous avez vraiment cru que, moi, fille de féministe, fière malgré tout, je serais devenue actrice de cul ? Je me respecte un minimum. Je suis scénariste et metteur en ...