1. La vie est belle...


    Datte: 01/02/2023, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Manbruxelles76, Source: Hds

    ... toute pourrie.
    
    Tout doucement, je sentais que le temps de l'innocence s'en allait. Fût un temps, elle aurait voulu que je la baise dans les chiottes de la boite, maintenant, elle voulait juste danser avec ses copines et ses potes sans trop se soucier de moi, j'étais limite de trop dans cet univers qui m'excluait de lui même.
    
    Un jour, j'allais la chercher comme toujours a son école, elle me dit alors que je ne pouvais pas rester, que ses parents arrivaient pour aller au resto.
    
    Normalement, je passais la nuit avec elle chez sa grand mère qui était en vacances.
    
    J'avais un mauvais présentiment.
    
    Elle me rassura en me disant que j'étais l'homme de sa vie, que j'allais lui manquer cette nuit. Qu'on se voyait le lendemain a 17h chez la grand mère.
    
    Le lendemain 17h, je sonnais, content et inquiet en même temps.
    
    Elle m'annonça qu'elle n'était pas avec ses parents la veille, qu'elle était avec un gars, un de ses potes que je connaissais. Qu'ils avaient été au resto et qu'ils avaient passé la nuit ensemble, ici.
    
    Le choc.
    
    J'en revenais pas, j'avais les nerfs, j'avais envie de la tuer.
    
    Elle m'avait dit que j'étais l'homme de sa vie, que j'allais lui manquer cette nuit juste pour que je m'en aille sans trop poser de questions, après 3 ans passé de relation.
    
    Je ne représentais plus rien. Je devais m'en aller, ne plus jamais l'appeler, la laisser tranquille vivre sa vie avec son nouveau mec.
    
    Je partais totalement dépité, anéanti, déjà en totale dépression. ...
    ... La souffrance mentale était horrible, je l'imaginais avec l'autre. Je l'imaginais gémir, J'imaginais le gars se vider les couilles en elle.
    
    Je n'avais qu'a me suicider, c'était mon unique échappatoire, je ne voyais aucunes autre solutions.
    
    Je n'allais plus bosser, j'envoyais 1000 textos a ma copine qui me répondait de la laisser, d'aller chier.
    
    Je restais dans cet appartement minable, sans bouger, je trouvais alors une boite de médoc, sans hésiter j'avalais la boite.
    
    Black out.
    
    Je me réveillais a l'hôpital, le lendemain. Mal au crâne, mal au ventre, seul dans ma chambre.
    
    Je restais une semaine, la copine de mon colloc' m'avait trouvé et appelé une ambulance. Dans la foulée, il passait m'annoncer qu'il allait vivre avec elle, que je devais m'en aller, que ca craignais trop de vivre avec un suicidaire.
    
    J'aurais pu contester, j'avais signé aussi pour l'appart' mais j'en avais rien a foutre.
    
    Le jour de ma sortie de l'hôpital, j'étais sur le trottoir et je n'avais nulle part ou aller. Je n'avais que les vêtements que je portais en arrivant. Plus de job, plus d 'argent.
    
    J'avais des vêtements a mon ancien appart' mais je ne voulais plus rien savoir de personne, en deux semaines, j'étais passé de futur mari heureux a grosse merde suicidaire.
    
    Je disparaissais de la circulation, j'errais dans les rues, je passais mes nuits a marcher. Le jour, je dormais dans les toilettes de l'hôpital. Je crevais de faim, je faisais les poubelles. Je puais.
    
    Un jour, un ...