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Le passé caché
Datte: 29/01/2023, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: J A, Source: Hds
... lui qui relevait le courrier. Le week-end fut très long et Patricia ne sortit pas de son abattement. Le lundi, ils retournèrent au travail. Elle qui aimait se balader à moitié nue à la maison, surtout maintenant qu’il faisait chaud, restait en manches longues. Le mardi soir, ne comprenant pas l’attitude de Patricia, il essaya une autre approche. - Pat, tu m’inquiètes, tu n’as l’air d’aller beaucoup mieux. - Si, si ça va. - Sûre ? Je n’ai vu que la peau de tes mains et de ton visage depuis vendredi. Tu as l’air angoissée, stressée, tu me parles à peine et le sexe on oublie. Tu me tournes le dos dans le lit tous les soirs. Tu me caches quoi ? Il t’est arrivé quelque chose ? Elle était livide et la peur se lisait sur son visage. Il se passait quoi ? - Non rien, rien… c’est… c’est le virus qui ne passe pas. - Alors va consulter un médecin, tu ne peux pas continuer comme ça. - Oui, je… je vais y aller si ça continue. Il voulait lui tirer les vers du nez, mais n’avait réussi qu’à la terroriser. Elle lui faisait presque de la peine. Pris d’un brusque élan de tendresse qu’il ne s’expliqua pas, il l’a pris dans ses bras et lui embrassa le front. Elle s’accrocha à lui comme une désespérée, des larmes coulaient sur ses joues. - Je t’aime. Lui dit-il. Ses pleurs se transformèrent en sanglots et il dû la garder dans ses bras jusqu’à ce qu’elle s’endorme, puis la porta dans le lit. Le lendemain il reçut enfin son colis. Il craignait qu’il n’arrive pas ...
... avant vendredi. Ce soir-là il s’isola dans la chambre pendant que Patricia était à la cuisine. Il cherchait désespérément une cachette, quand il eut une idée. C’était pendant leurs premières vacances ensemble, qu’il le lui avait offert et Pat le gardait toujours dans sa chambre depuis. Voilà c’était fait. Le lendemain jeudi, se passa comme tous les autres jours. Vendredi matin, il se prépara pour aller au travail. Patricia avait un air malheureux et n’arrêtait pas de lui demander s’il partait déjà. Il l’embrassa à contrecœur et elle s’agrippa à lui et répétant. - Je t’aime, je t’aime, je t’aime. - Moi aussi je t’aime mon amour. Cela l’émut un peu, mais depuis une semaine, il avait du mal à s’investir émotionnellement. Sa femme semblait toujours aussi amoureuse, même si elle n’avait cessé de l’esquiver. Il se sépara d’elle, sortit et marcha en direction de l’arrêt de bus. En se retournant il s’aperçut qu’elle était restée sur le pas de la porte à le regarder s’éloigner. Elle pleurait. Ces derniers jours, il l’aimait et la détestait tour à tour, mais il saurait bientôt de quoi il en retournait. Il avait pris congé et avait sa journée pour lui. Il fit un détour, revint à la maison en faisant attention de ne pas se faire voir, et rentra sans bruit dans le garage. Ici personne ne viendrait et il pourrait rentrer dans la maison par la porte communicante, si besoin. Il avait laissé un sandwich et une bouteille d’eau dans une armoire. Il s’attendait à une longue attente, ...