1. Aéria


    Datte: 27/01/2023, Catégories: fh, couple, prost, amour, fsoumise, confession, rencontre, Auteur: Asa.a, Source: Revebebe

    ... regarde le jour se lever et éclairer le visage d’Aéria. Je sais combien le sommeil a été dur à trouver. À quoi penses-tu ? À quoi rêves-tu ce matin ? Je sais que nous nous posons tous les deux la question : où est-il ? Que fait-il ? A-t-il déjà eu la lettre ? Nos deux téléphones côte à côte attendent. Je descends du lit. Une douche m’aidera à aborder cette attente qui te consume. Mais là encore… pas de plaisir. Non, des gestes mécaniques. Le temps s’écoule et j’ai vraiment l’impression de compter : compter les secondes, compter les minutes. Nous avons fait cela une partie de la nuit.
    
    Il a fallu te convaincre que tu avais pris la bonne décision. J’ai enfin pu me soulager le cœur en te disant que j’avais rencontré le commissaire pour qu’il te contacte avec des faits, des preuves, des noms, des solutions. J’ai l’impression que nous vivons ensemble depuis une éternité, mais quand je fais le compte… c’était hier que j’allais te chercher à Roissy. C’est hier que tes dix mots de français te permettaient de gérer ta peur. Aujourd’hui c’est la peur de tout gâcher, de tout perdre. La mise est énorme, mais l’enjeu aussi. Je te retrouve éveillée. Notre baiser partage notre angoisse. Je dois travailler un peu.
    
    *****
    
    Enfin Sofia. Nous voilà devant l’entrée de la zone commerciale. Le parcours que nous avons étudié dans la voiture nous amènera logiquement devant l’ambassade. Il permettra de vérifier si nous sommes suivis… La joie de Jan est belle… il n’a plus été à Sofia depuis ...
    ... qu’Aéria nous a laissés. Sa réapparition pose plus de questions que sa mort. Pourquoi nous a-t-elle laissés sans nouvelles ? Pourquoi est-elle en France ? Et Ivan ? Elle n’en parle pas…
    
    Je craque pour une peluche… qu’il va falloir caser dans le sac déjà bien plein. Il commence d’ailleurs à être lourd. Nous nous arrêtons pour boire quelque chose de chaud. Et vérifier que personne ne nous surveille. Visiblement nous souffrons de paranoïa… Nous pouvons donc reprendre la progression vers la liberté.
    
    *****
    
    Nous bondissons en même temps sur le téléphone.
    
    C’est le mien. Mon boss qui veut que je regarde une modification sur une présentation. Je boucle cela en quinze minutes. C’est la première fois que tu me regardes bosser. Cela me gêne… même si je suis fier de ce que j’arrive à créer chaque jour. Tu craques… à force de tourner en rond, tu t’éclipses pour me laisser travailler.
    
    Une ballade en bord de Seine, une rêverie.
    
    *****
    
    Ça y est… l’ambassade est dans notre champ de vision. Il ne nous reste plus qu’à changer de trottoir. Jan me donne la main. Quelques marches. Une porte… Un sas en fait. Un grand hall. Et une jeune femme à l’accueil. Nous nous dirigeons vers elle quand un homme, surgi de nulle part, nous aborde.
    
    — Veuillez nous suivre, s’il vous plaît.
    
    Nous pénétrons dans un couloir. Un bureau. Nous ne sommes restés dans le hall que quelques secondes. L’homme se penche vers Jan et lui demande :
    
    — Tu t’appelles comment, jeune homme ?
    — Jan.
    — Jan ...
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