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Aéria
Datte: 27/01/2023, Catégories: fh, couple, prost, amour, fsoumise, confession, rencontre, Auteur: Asa.a, Source: Revebebe
... l’autoroute direction la capitale. Il est temps de discuter. — On dort où ce soir ? — J’ai réservé dans un petit hôtel en plein centre. — OK. Ils ont le net ? — Oui, j’ai pensé à toi pour le boulot. — Merci. Ma main est posée sur son genou. Je vois bien qu’elle ne sait pas comment me dire… Je devine bien, mais il faut la laisser trouver ses mots. Je conduis, attentif au trafic et à la pluie qui tombe. — Alors, tu m’expliques ? — … — … — Le commissaire est passé ce midi. — … — Soi-disant par hasard. — … — Nous avons discuté autour d’un café. Il m’a expliqué comment il travaillait sur ce dossier depuis bientôt deux ans. Qu’il était au bout. Mais que le boss était bien protégé. Ils n’avaient rien pour lancer l’opération contre lui. Contre ses sbires oui, mais rien contre lui. Il avait juste besoin d’un faisceau de preuves menant à un mandat d’arrêt international. — Et ? — Il m’a donné le nom des lieutenants de ce sbire… et dedans il y avait mes quatre tortionnaires. Je détiens la preuve des meurtres… étant visiblement le seul témoin vivant. Je peux donc l’envoyer en prison pour au moins vingt ou trente ans. Je ne sais pas si j’ai pas fait une grosse connerie, mais nous allons vers des moments difficiles Marc… — Et pour Jan ? — J’ai craqué quand il m’a dit que Jan était en vie, en bonne santé. Que l’enquêteur qui l’avait vu à la sortie de l’école l’avait trouvé en forme. Ce commissaire sait tout de moi, de nous… il m’a dit que Jan pouvait être avec nous ...
... quelques heures après un top… Il ne me restait plus qu’à parler. Et j’ai parlé. Je lui ai donné ce que j’avais écrit… puis détruit, puis réécrit. Je lui ai donné juste ce qu’il fallait pour que les quatre meurtriers soient envoyés en prison et avec eux le big boss. Le mandat d’arrêt international était déjà près. J’ai ensuite écrit manuellement une lettre pour maman. Une lettre lui disant que j’étais en vie, heureuse et que je souhaitais mettre en sécurité Jan en France auprès de moi. Une lettre lui disant d’amener discrètement Jan à l’ambassade de France à Sofia, et de rentrer au village. D’être ensuite plus que prudente pendant de longues semaines. Lui suggérant d’aller dans la montagne. Je suis sûre qu’elle me croira, j’ai écrit cela dans le patois de grand-mère. À l’heure qu’il est, il est possible que la copie soit déjà entre ses mains. Notre commissaire voulant profiter de la présence en France de trois des lieutenants pour les coffrer. — C’est quoi le plan, alors ? — On récupère Jan et on se met au vert en plein Paris pendant le temps qu’il faut. Je ne sais pas comment tu peux faire au niveau boulot, mais tant qu’il y a risque, il faudra vivre, bouger… se cacher. Le commissaire m’a promis que s’il a l’accord des juges, il pourra nous faire changer de nom et nous deviendrons la famille Dupont. Je conduis calmement. Ce que j’ai voulu vient de se produire. Mais les conséquences peuvent être terrifiantes. Je vais devoir quitter ma vie… Mon boulot ? La patience de ...