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Aéria
Datte: 27/01/2023, Catégories: fh, couple, prost, amour, fsoumise, confession, rencontre, Auteur: Asa.a, Source: Revebebe
... lèvres tremblent. — En Bulgarie, tu as le pouvoir officiel, celui qui devrait être, et qui, en fait, est bien limité. Et puis tu as le pouvoir des mafias, des chefs de guerre. Celui qui veut le pouvoir le prend. Ivan a-t-il été trop ambitieux ? Ou pas assez prudent. ? Certainement un peu des deux. Le 5 mars alors que la petite réunion habituelle du soir est terminée, la famille passe à table. Je tiens à ce moment, car pour structurer un enfant, en couple il y a des instants, des règles à respecter. Le temps de repas, la bénédiction du repas c’est important. Enfin, nous étions donc en train de manger quand quatre hommes ont fait irruption dans la maison. Quatre hommes, dont deux… amis ! Devant Jan, devant moi, en deux secondes ils ont descendu Ivan. J’avais déjà compris quelques secondes avant. Le mode opératoire classique… un futur entrefilet dans la presse : « Règlement de compte entre deux bandes rivales »… on va retrouver nos corps calcinés dans les ruines de notre maison. Je me suis mis en mère poule devant mon fils, le protégeant de mon corps. Et loin de craquer et de crier, j’ai parlé. Je me rappelle ces mots, Marc… ceux qui me reviennent chaque fois que je revis ce cauchemar. « Faites de moi ce que vous voulez, mais par pitié, laissez vivre mon fils ». Quelques secondes d’hésitations, un œil lubrique qui s’anime chez le bourreau et une lueur d’espoir était née. Aéria a maintenant fermé les yeux. J’imagine qu’elle revit cette scène où, devant son fils, ...
... les quatre hommes vont faire d’elle une marionnette. Ils vont s’amuser avec son corps à tour de rôle, l’avilir comme jamais sans tenir compte des larmes de désespoir, sans tenir compte de la fierté d’une mère devant son fils. — Non, Aéria, ces moments-là resteront à toi, à nous maintenant. Je garderai au fond de moi que tu as choisi, à ce moment-là, la seule voie possible, celle de la vie. Celle qui t’a permis d’amener Jan au petit matin devant chez tes parents avec un sac… seule concession au nettoyage par le feu de ta vie, de ta maison. C’est complètement nue, souillée, dans une voiture aux vitres teintées que tu as vu ton fils sonner à la porte de ta mère. Et puis la voiture a démarré vers une autre vie, un calvaire. De cette nuit il reste ce papier ce « contrat » où maintenant, en face de chaque ligne écrite de ta main, je sais qu’il y a un supplice. Un papier qu’il t’arrive encore aujourd’hui de relire. La suite est si simple et d’une banalité sordide… Ces quatre hommes, dont deux qui ont mangés à ta table, t’ont « vendue » en cachette, car ils avaient comme consigne de faire place nette… cela voulait dire pour eux danger mortel si tu réapparaissais. Un voyage vers les voisins de Croatie, puis la Hongrie dans le coffre d’une voiture… Le froid, la faim et la peur… à chaque arrêt la servitude, l’horreur de n’être plus rien qu’une serpillière à pervers. Pour quelques dizaines de milliers de dollars, tu as changé de main, combien de fois ? Ton contrat en ...