1. Sex Machine ou l'expérience interdite d'Eugénie Pakhanon ... (1)


    Datte: 26/01/2023, Catégories: Erotique, Auteur: hélène75, Source: Xstory

    Eugénie Pakhanon a aujourd’hui 62 ans et part à la retraite après 40 ans passés au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). Devant elle émue aux larmes et tous ses nombreux collègues, le directeur du CNRS retrace le parcours exemplaire de celle qui a rejoint le CNRS à 22 ans à sa sortie de l’Ecole Polytechnique. En quelques minutes, on rappelle toutes ses remarquables qualités humaines et intellectuelles, on résume l’ensemble de ses recherches et publications scientifiques et on souligne toute sa contribution à la renommée du Centre.
    
    Après qu’on lui ait souhaité une belle et longue retraite et avant que l’on se jette sur le champagne et les accompagnements, Eugénie se voit remettre la médaille d’honneur du CNRS et, comme cadeau de départ, une superbe sculpture en bronze, signée Moreau, de la deuxième moitié du XIXème siècle représentant une femme assise et intitulée « Allégorie de la science ».
    
    Pendant tout le cocktail, on se bouscule autour d’Eugénie pour lui dire un ultime petit mot gentil, lui adresser un dernier remerciement et la féliciter encore et toujours pour sa brillante carrière de chercheuse et son rôle d’exemple pour toutes les jeunes étudiantes scientifiques. Oui, c’est une rudement belle soirée qui est organisée là en son honneur.
    
    Quelques heures plus tard, Eugénie est de retour dans son petit pavillon près de la porte d’Orléans où elle vit depuis presque toujours lui semble-t-il. Une fois la médaille d’honneur du CNRS rangée dans la ...
    ... vitrine où sont rassemblés tous les prix et trophées attribués pour ses éminents travaux et la statue de bronze posée sur le buffet à côté de sa collection de bibelots anciens, elle se sert un verre de whisky comme elle le fait tous les soirs, s’installe dans son fauteuil et pleure longuement.
    
    Oui, elle est une brillante scientifique et une remarquable chercheuse mais elle est aussi une femme infiniment malheureuse et désespérément seule. Il faut bien le reconnaître et elle le sait très bien, si elle a un cerveau hors du commun, elle a un physique bien ordinaire. Elle n’est pas laide mais elle n’a jamais su se mettre en valeur. Les livres de maths l’ont toujours plus intéressée que les revues de mode ; les atomes et les molécules plus que les produits de maquillage, les blouses blanches plus que les robes et les jupes.
    
    Etudiante, elle ne s’intéressait pas aux garçons mais aux vieux professeurs. Jeune assistante, elle ne sortait pas en boite mais dans les musées. Scientifique confirmée, elle ne partait pas en voyage mais en séminaire de travail. Chercheuse émérite, elle ne savait parler de rien d’autre que de ses travaux. Pour avoir constamment privilégié la recherche de l’infiniment petit à la recherche du grand amour, Eugénie est aujourd’hui ce qu’on appelle « une vieille fille », aussi vierge et immaculée qu’au premier jour.
    
    Mais maintenant qu’elle est à la retraite, les choses vont changer car Eugénie va enfin pouvoir mener à terme le grand chantier sur lequel elle ...
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