1. les amants éternels (3)


    Datte: 04/01/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Kaoru Dono, Source: Xstory

    Chapitre 3 : la parenthèse enchantée.
    
    Cela fait plusieurs mois que j’entretiens une relation secrète à distance avec un ancien compagnon. Aujourd’hui, c’est le grand jour : nos retrouvailles.
    
    J’arrive dans le bar où nous avons rendez-vous avec dix minutes d’avance : je ne veux surtout pas être en retard et aussi me préparer à notre rencontre. Je souris en constatant qu’il y a de la place au comptoir, je m’installe donc sur une chaise haute et commande une menthe à l’eau. Je sais qu’il adorera me voir juchée sur une chaise comme celle-là, nos longues conversations virtuelles ont nourri notre imaginaire. Dehors, une pluie fine fait briller la place d’Armes en ce début d’après-midi de décembre.
    
    Je sursaute en sentant mon téléphone vibrer : une notification messenger “Coucou ma douce, je suis désolé, le train est bloqué sur la voie, à 1 kilomètre de la gare d’Arras, je ne sais pas quand nous repartirons”. Mince ! Quelle poisse ! Je trépigne déjà et voilà que le sort nous vole de précieuses minutes, voire plus ! Je prends sur moi et réponds : “Coucou mon tendre amant, ce n’est rien. On a attendu tellement longtemps déjà, une heure ou deux de plus, ce n’est pas grand-chose".
    
    J’entends une nouvelle notification, mais avant que j’aie le temps de regarder mon téléphone, une main se place doucement sur mes yeux tandis qu’une voix susurre à mon oreille : “coucou ma douce...”, suivi d’un délicat baiser dans mon cou qui me fait frissonner de plaisir. Je souris, car je ...
    ... reconnais la voix de mon amant, soi-disant bloqué dans le train ! Je me retourne et tombe nez à nez avec son beau visage. Nous nous regardons intensément, le temps semble suspendu. J’anéantis l’espace qui nous sépare en me dirigeant vers ses lèvres finement dessinées et il me rejoint pour le plus tendre des baisers. Mon cœur bat la chamade à exploser, tandis que ses mains entourent ma taille et me serrent contre lui. Nous finissons notre baiser par des picorements du bout de nos lèvres et je lui glisse :
    
    — Tu es un vrai farceur ! Mais j’aime quand tu me surprends.
    
    — En fait, ça fait vingt minutes que je suis là, planqué au fond du café et je n’ai pas raté une miette de ton entrée.
    
    — Oh ! Mais quel coquin ! Bon et maintenant ?
    
    — Maintenant, j’aimerais déposer ma valise au studio si tu veux bien.
    
    Et nous voilà partis vers ce qui nous servira de nid d’amour pendant les quatre prochains jours. Sur le chemin, nous nous embrassons de nombreuses fois et parlons de tout et de rien. Nous arrivons à destination, je passe devant pour ouvrir la voie et monte la volée de marches en pensant qu’il doit y avoir une vue intéressante... j’ouvre la porte, entre, le laisse passer et me retourne pour refermer. J’entends sa valise tomber au sol et j’ai à peine tourné la clé qu’il m’enlace et me fait pivoter vers lui. Nos bouches se rejoignent à nouveau et nos langues entrent dans une danse sensuelle et passionnée. Nos mains sont fébriles et cherchent un chemin sous les vêtements qui tombent ...
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