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Le projet artistique (50)
Datte: 27/12/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory
Maxime narrateur Nota : Je mettrai en italique les phrases et les mots prononcés en allemand durant le séjour Je fus réveillé par un contrôleur allemand peu avant d’arriver en gare de Francfort. Paul se leva et lui indiqua que le billet de groupe était à côté. Puis des douaniers allemands firent leur apparition à sa suite. Ils nous demandèrent nos papiers et firent une vérification rapide. Ils passèrent à côté et regardèrent ceux des filles aussi rapidement. Nous laissâmes nos compartiments propres et les couchettes remontées. Arrivés dans la gare, nous suivions Elisa et Paul comme des zombies. Se lever à 5h du matin pour des jeunes comme nous, c’était inhumain. La gare s’éveillait doucement, j’étais tenté par les odeurs de café qui se dégageaient des points de vente de la gare. Même un café à un automate me donnait envie. Mais au lieu de ça, Elisa pressa le pas et prit une sortie. Elle chercha un peu et vit un, car d’un autre âge au milieu d’autres flambants neufs. Elle se dirigea vers lui, le chauffeur descendit et elle lui parla. C’était bien notre car, l’homme ouvrit les soutes et nous rangeâmes nos bagages puis nous nous installâmes sur les sièges en couple. Je laissai la place côté fenêtre à Amandine, elle se blottit rapidement contre moi et s’endormit. Je ne mis pas longtemps à piquer du nez également. Ce fut un coup de frein un peu brusque et un juron qui nous réveilla. Une voiture venant de la droite avait grillé la priorité au car. Je regardai autour ...
... de moi, les bâtiments, les véhicules étaient bien différents. Il était 9h presque et mon ventre faisait presque autant de bruit que le car. Celui-ci continua sa route quelques minutes, je vis sur certains panneaux que nous étions dans la banlieue d’Erfurt. Encore quelques minutes et le car se gara dans la cour avant d’un grand bâtiment austère et gris. Il y avait là un petit comité d’accueil, nous reconnûmes nos homologues et ce qui devait être leurs parents. Il y avait aussi quelques officiels dans leurs costumes sombres, des professeurs et parmi eux il y avait Dieter. Il n’avait pas trop changé par rapport aux films de famille que nous avions vus. Et ce qui nous plut le plus sur le coup fut le buffet bien garni qui nous attendait. — Tenez-vous bien, s’il vous plaît. Ne vous jetez pas sur le buffet comme des sauvages, nous avertit Paul. Il connaissait les besoins des jeunes de notre âge. Quant à Elisa, elle avait les yeux fixés sur son frère. Elle avait les larmes aux yeux de joie. Tout le monde descendit du car, le directeur du Gymnasium nous salua et fit un petit discours. Il le fit dans un allemand assez simple pour que nous puissions comprendre. Un autre officiel qui se présenta comme responsable régional académique ou quelque chose comme ça nous gratifia d’un second discours, plus long et plus complexe à suivre. Le directeur reprit la parole et nous invita à faire connaissance avec les élèves du cours de Dieter autour du buffet. Je ne fus pas des plus loquace ...