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Souvenir d'une chute (1)
Datte: 23/12/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Tilia TV, Source: Xstory
Avant tout, je tiens à signaler aux lecteurs la véracité de cette histoire que j’ai vécue, il y a bientôt trois ans. Je suis une personne plutôt rationnelle et il m’a fallu beaucoup de temps avant d’admettre que certaines choses ne peuvent avoir d’explication logique ni scientifique. Je ne vous demanderai pas de me croire sur parole mais simplement de concevoir qu’il n’existe pas forcément d’explication pour chaque chose. Cette histoire s’est déroulée en Argentine, en mars 2018. Au nord du pays, se situent les chutes d’Iguazú. Ce sont certainement les cascades les plus impressionnantes du monde. Différents circuits touristiques permettent d’être au-dessus de la chute principale mais également en dessous, là où le fracas de l’eau est terrible. La chute principale, étant nommée « Garganta del Diablo » – « gorge du diable » en espagnol – est vraiment majestueuse. Tellement puissante, tellement sauvage, un véritable opéra de la nature. Un tel endroit est un véritable lieu saint pour les animistes. De plus, comme j’étais venu à la fin de saison touristique, je pus admirer ces incroyables chutes sans être gêné par les nombreux touristes. Sur la carte du site, je relevai une curiosité : une chute, un peu à l’écart du chemin touristique. Un employé m’expliqua qu’elle n’était pas très grande et qu’il fallait marcher pendant plus d’une heure pour y accéder. Ces quelques mots suffirent à exciter ma curiosité et à m’inciter à y aller. J’avançais sur un chemin de terre. Petit à ...
... petit, je fus encerclé par la forêt tropicale. J’en profitais pour cueillir une dizaine de fruits de cactus : cela fit une collation frugale mais délicieuse. Je poursuivis ma promenade sans croiser personne. Probablement que l’absence d’autres humains me permit d’observer de petits groupes de coatis, une espèce de raton laveur tropical, cherchant leur repas, ainsi que des colonies de fourmis noires de la taille d’un ongle. En levant les yeux, j’aperçus des sapajous noirs qui dormaient dans les arbres ainsi que plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux dont les chants accompagnèrent mes pas un petit moment. Après une bonne heure de marche, j’arrivai au pied de la cascade. Haute d’une vingtaine de mètres, elle déversait ses eaux avec fracas sans se soucier du reste du monde. Sans nul doute qu’elle remarqua à peine l’humble visiteur que j’étais. Sa roche était noire, mais une végétation luxuriante foisonnait de part et d’autre de la chute lui apportant un éclat de couleurs. Dans ce sanctuaire, les teintes verdoyantes et les multiples nuances des fleurs imposaient leur loi. L’eau était si transparente qu’elle me permit d’évaluer la profondeur du bassin : entre deux et trois mètres, mais guère plus au point de chute. Des rochers bordaient le bassin mais une petite plage, entre deux blocs sombres, semblait offrir un point d’accès idéal. Je m’assis donc sur cette petite plage et sortis mon carnet de voyage pour ébaucher un croquis de ce lieu magnifique. Il m’est difficile de ...