1. L’œuf en moi


    Datte: 21/12/2022, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Jpj, Source: Hds

    ... Des idéogrammes… Du chinois imbitable.
    
    On était au téléphone et on se consultait réciproquement entre blondes.
    
    Déjà au repos, l’œuf était sympa en fond de ventre. Il montait il descendait et c’était facile de le manœuvrer.
    
    Moi je pensais, il n’y aura aucune difficulté à le faire ressortir, il suffit de se décontracter. Mais la copine, de l’autre côté à l’iPhone me disait, facile à dire mais moi je suis incapable de me décontracter avec cet engin dans mon puits d’amour. Je mouille et je serre comme une jeune mariée.
    
    L’oeuf est coincé tout en haut et ne veut pas redescendre.
    
    Moi j’étais dans le dépliant de mode d’emploi, écrit petit comme la fiche technique d’un médicament antibiotique, avec plein de paragraphes et rien qui signifie grand chose. Et surtout pas un dessin ou une photo qui aurait pu montrer la façon de s’y prendre.
    
    J’avais cette zapette en main. J’y avais placé les deux piles. J’appuyais sans grande conviction sur les divers boutons. Sans trop en savoir les conséquences.
    
    Les petits idéogrammes gravés sur les boutons ne m’éclairaient pas du tout bien qu’ils fussent lumineux quand on pressait dessus. Je pensais que l’ingénieur qui avait conçu cette télécommande n’était pas bien malin de faire s’éclairer l’idéogramme juste au moment où on avait le doigt dessus et qu’on ne pouvait en conséquence le voir.
    
    Comme on dit chez Apple, le système était intuitif.
    
    Le gros bouton central était marche.
    
    Je cherchais désespérément le bouton arrêt ...
    ... mais manifestement ce n’était pas prévu, probablement parce que les clientes qui avaient mis en route le bazar ne souhaitaient plus l’arrêter.
    
    Ma copine tâtonnait elle aussi. Elle a repéré que le long curseur permettait d’ajuster la fréquence des vibrations. Vers le haut, hautes fréquences comme violon vers le bas basses fréquences comme tam tam.
    
    Cinq boutons alignés et notés de 1 à 5 donnaient le choix de puissance. A un on était dans le stimulus modeste du petit jeune homme tout juste pubère, à cinq c’était l’envolée lyrique du trentenaire assidu des salles de sport qui poussait haut la fonte entre deux saillies.
    
    Un système compliqué de programmation permettait de déclencher les opérations soit de façon aléatoire et impromptue soit à des heures précises comme une horloge monumentale de clocher, quart d’heure, demi heure, heure pleine avec répit ou non.
    
    Manifestement cet œuf de yoni avait vocation à rester en place en permanence, sauf peut-être pour changement des piles.
    
    Et je me posais la question de l’autonomie. A quoi sert de rouler en Tesla si l’on porte en soi un œuf de Yoni à l’autonomie ridicule qui ne tient pas même la journée au boulot et retour home.
    
    On s’est retrouvées, ma copine et moi, le soir même pour une petite virée en boîte avec quelques amies et amis.
    
    Évidemment on s’était juré de garder le secret et de ne rien dire aux autres.
    
    Tout l’après-midi on s’était exercées chacune de son côté à manœuvrer la zapette, à faire monter et descendre ...