1. La soirée de Dylan (1)


    Datte: 20/12/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Véjipé, Source: Xstory

    ... l’oreiller, que j’avais dégueulassé avec mon maquillage (non, mais quelle conne, me maquiller pour ce connard), puis s’installa à côté de moi.
    
    « Laisse-moi deviner. Tu t’attendais à ce que Dylan te fasse une grande déclaration d’amour, et finalement, tu viens d’apprendre qu’il en aime une autre.
    
    — Comment tu... ?
    
    — Si je compte bien, tu es la sixième avec qui il fait ça. Et le pire c’est qu’il ne s’en rend même pas compte. Il sait que toutes les filles sont à ses pieds, mais pour lui aucune ne peut être vraiment amoureuse de lui. »
    
    Les larmes coulèrent plus abondamment. Elle me tendit une boîte de mouchoirs.
    
    « Sixième ?
    
    — En tout cas à ma connaissance.
    
    — Ça se passait comment avec les autres ?
    
    — Comme avec toi. Pleurs, larmes, remords, colère. »
    
    Je me levai du lit, sous son regard surpris.
    
    « Non, mais regarde-moi, fis-je en montrant mon corps. Jamais. Jamais avant j’avais fait autant d’effort pour un mec (je parlais vite, avec de la colère dans la voix). Je suis épilée avec plus de précision qu’une épilation laser. Je vais manger des pâtes pendant trois semaines parce que je me suis payé cette robe et le coiffeur. Ça a servi à quoi ?
    
    — Tu restes très belle.
    
    — Je l’ai fait pour plaire à la mauvaise personne.
    
    — Mais tu plais à la bonne.
    
    — Pardon ?
    
    — Non rien. »
    
    Je crus comprendre. Je reprenais ma place (enfin ma place, façon de parler) sur le lit, et je la regardais. Mon esprit était encore dérangé par mille émotions. ...
    ... Pourtant, je parvenais à regarder Orlane. Et je réalisais que si Dylan était un THE beau gosse, sa sœur était également canon. Blonde aux yeux bleus, je l’ai déjà dit, mais surtout un regard envoutant, des lèvres fines et douces, un nez légèrement retroussé, les joues parsemées de quelques taches de rousseur. Je remarquais également qu’elle était bien faite. Pas maigre, mais mince, avec des seins pas bien gros, mais bien proportionnés.
    
    C’est quand je réalisai que j’étais en train de regarder son décolleté que j’ai forcé mon cerveau à se réactiver et je l’ai regardée dans les yeux.
    
    « Tu es... Tu aimes les filles ?
    
    — C’est pas une insulte ‘lesbienne’. Eh oui. »
    
    Je continuais de la fixer.
    
    « Et je suis surtout en manque donc évite de parler de ton épilation si tu ne veux pas que je te saute dessus. »
    
    Nous rîmes de bon cœur. Et putain, ça me faisait un bien fou de rire.
    
    « En manque ? Ça fait combien de temps que tu n’as pas fait l’amour ?
    
    — Trois mois.
    
    — Petite joueuse. Moi ça en fait sept. Non, huit.
    
    — Je m’avoue vaincue.
    
    — Puis je suis sûre que tu as plus de sex-toys que moi de doigts pour les compter.
    
    — C’est cliché ça. Mais des doigts, oui, j’en ai. »
    
    Nouvel éclat de rire. Et je pris alors conscience que la conversation m’émoustillait. Non. C’est Orlane qui m’émoustillait. Je commençais à avoir envie de sexe. À avoir envie d’elle.
    
    S’en rendait-elle compte ? Je crois, car je la vis rougir. Remarque, je ne devais pas être beaucoup plus ...
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