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Okeanos - Chroniques de la servitude
Datte: 10/12/2022, Catégories: hsoumis, fdomine, pied, sm, fouetfesse, sf, dominatio, fdom, Auteur: Tiberius, Source: Revebebe
... cette proposition du Temple, c’est qu’elle vous croit innocent des charges dont on vous accable. Et je pense que le Temple aussi. Moi aussi, j’ai toujours cru en votre innocence et je partage certaines des idées pour lesquelles vous avez combattu. Faites de votre mieux les deux années à venir et sachez que d’autres poursuivront votre lutte. Au revoir. J’eus soudain les larmes aux yeux. Cette oratrice hors pair, cette froide vestale, me semblait soudain plus humaine que ce à quoi je m’attendais. — Merci à vous ! Cela me va droit au cœur, lui répondis-je. Au revoir. Le lendemain, je pris le dirigeable en direction des Îles du Levant. J’étais accompagné de deux prêtresses de l’Ordre du Rite Ancien, la faction la plus conservatrice du Temple de la Grande Déesse. Enveloppées de leurs houppelandes noires, toujours couvertes de leurs capuches, elles ne manifestaient envers moi qu’une courtoisie froide et revêche. Lors de la première journée de vol, nous déjeunâmes ensemble au restaurant du dirigeable, à côté de la grande baie vitrée à travers laquelle je pouvais admirer les moutonnements de l’océan sous le soleil. Je m’étonnai du luxe qui m’était offert de voyager à bord d’un tel appareil et je m’en enquis auprès d’elles. « Ordre du Conseil sacerdotal », me fut-il répondu. Je passai donc deux jours dans un luxe inouï qui ne fut terni que par l’attitude revêche et taciturne de mes deux cerbères féminins qui ne me quittaient pas d’une semelle. Si cette perspective était ...
... réjouissante aux côtés des dix jours à la prison centrale de Korê et celle de passer les prochaines années de ma vie dans un pénitencier pour hommes, je ne cessais cependant de m’inquiéter du sort qui m’attendait en tant qu’esclave au Sanctuaire. Allais-je être confronté à cela pendant les deux années à venir ? Cela serait-il encore pire ? Je l’ignorais. C’est vers la tombée du soir, le surlendemain, que nous arrivâmes à l’île du Sanctuaire. Du haut des airs, je ne vis qu’un alignement symétrique de constructions de facture plutôt classique entre les enchevêtrements de la luxuriante végétation tropicale, ainsi que de nombreux cours d’eau et de bassins qui agrémentaient le domaine de la Grande Déesse. Le dirigeable s’arrima à un ponton au bord de l’océan et une passerelle fut descendue. Je fus le seul passager à en descendre à cette escale. Une seule personne m’attendait au bord du quai, une femme, jeune en apparence, autant qu’on puisse en juger dans ce monde où tout un chacun a l’apparence de la jeunesse. Elle était blonde et ses cheveux bouclés lui arrivaient jusqu’aux épaules. Une robe blanche lui arrivant jusqu’aux genoux moulait ses formes sans que cela paraisse vulgaire et outrancier. Elle m’adressa un large sourire tandis que ses yeux pétillaient de malice. — Bonsoir, tu es sans doute Garnion, fit-elle en m’embrassant sur les deux joues. Moi, c’est Lévana. Je te souhaite la bienvenue au Sanctuaire. Je grommelai un vague remerciement, ne sachant pas comment agir ...