1. Journal d'un étudiant banal (2)


    Datte: 24/11/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jeb1996, Source: Xstory

    Qu’est-ce que je fais là ? Dans l’espoir de pouvoir me rapprocher d’Amandine, Marion m’a invité à une fête chez cet imbécile de Lucas. Le genre d’évènement où je ne vais jamais d’habitude, mais pour lequel j’ai accepté d’aller pour une fois. Alors me voilà, assis sur un canapé entouré de personnes que je connais à peine, tenant ma deuxième bouteille de bière, déjà à moitié vide et chaude. Je n’ai pas tellement fait d’effort pour être plus présentable que d’habitude. Pas comme Amandine. J’ai du mal à la quitter des yeux. Elle est en train de danser au milieu du salon, avec d’autres filles (dont Marion), en arborant une superbe robe noire très simple, mais incroyablement séduisante. Il révèle la moitié de son dos, dévoilant qu’elle ne porte pas de soutif ce soir ; et remonte jusqu’à la moitié de ses jambes sublimées par un bas noir. Ses cheveux bouclés bougent au rythme de ses pas, faisant rayonner davantage son visage souriant.
    
    Apparemment, je ne suis pas le seul à la regarder avec attention ; et mes adversaires m’ont aussi bien remarqué. Mais ce soir, je compte bien me rapprocher d’elle.
    
    Ne voulant pas être saoul pour garder un esprit clair, je vais aux toilettes pour pisser les premiers litres d’alcool que j’ai bu. En sortant des w.c., je remarque Amandine à la fenêtre de la cuisine en train de fumer. C’est l’occasion parfaite pour tenter une première approche. En ayant l’air que je me rends à la cuisine pour prendre une nouvelle bière, je m’approche d’elle pour ...
    ... entamer une discussion.
    
    — Alors ça va ? Pas trop fatiguée par la soirée ?
    
    — Non ça va pour le moment, me dit Amandine. Tu devrais danser aussi ! me dit Amandine.
    
    — C’est pas tellement mon truc de danser. Je vais pas beaucoup en soirée, tu as dû remarquer.
    
    — Oui, c’est dommage. Après, si ça te plaît pas, personne va te forcer.
    
    — En fait, je n’aime pas quand il y a trop de monde. Je préfère quand les soirées sont plutôt en petit comité.
    
    — Ah OK, je vois. On pourrait se faire des soirées comme ça si tu préfères. J’aime bien te voir en dehors de la fac. La fac, c’est vraiment un milieu où l’on se bride, je trouve. On croit connaître une personne, mais on se rend compte qu’elle est totalement différente quand elle n’est pas cadrée par le travail.
    
    Amandine tire sur sa cigarette, et lâche sa fumée à travers la fenêtre.
    
    — Je savais pas que tu fumais ? lui dis-je.
    
    — Oh ! Je fume qu’en soirée. Tu en veux une ? Je crois que Lucas a un peu d’herbes si tu préfères ?
    
    — Non merci. Je fume pas.
    
    — Tu danses pas. Tu sors pas. Tu fumes pas. T’es plutôt terre à terre en fait comme garçon, me dit Amandine en rigolant.
    
    Je commence à rougir et je tente de rattraper mon coup. Est-ce que je réussis ? Je ne sais pas trop, mais en tout cas, je la fais rire. Nous ouvrons chacun une bière et continuons à discuter à la fenêtre en parlant de tout et de rien, de la fac, de nos familles, de souvenirs d’enfance, d’anecdotes plus ou moins drôles. Je sens vraiment que quelque chose ...
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