1. Un charisme pas comme les autres


    Datte: 21/11/2022, Catégories: fh, collection, pénétratio, yeuxbandés, journal, occasion, Auteur: Galadriel, Source: Revebebe

    Inscrite sur un site libertin, j’ai croisé un certain nombre de libertins du temps de mon célibat. Certains ont laissé des souvenirs presque tatoués dans la peau. À la simple évocation de ceux-là, des frissons peuvent me parcourir, alors que dire d’un appel après trois ans de retrait. Mais commençons par le commencement.
    
    Étonnamment, je n’ai jamais eu l’appréhension à rencontrer chez moi. Je m’y suis toujours sentie à l’abri, dans un cocon où rien ne pouvait m’arriver.
    
    Un jour de consultation du site pour une femme célibataire commence toujours par le même rituel : attendre quelques minutes, pas besoin de nous signaler disponible, et faire le tri parmi les sollicitations des hommes impatients d’avoir enfin un rencard. Certains sont des morts de faim et ça se sent à l’approche décidément trop directe du type « JH TTBM ». Bien trop souvent pas un « bonjour ». D’autres sont plus subtils, polis ou coquins. Enfin, il y a ceux qui commencent par lire ta fiche, souvent détaillée et qui savent ce que veulent dire les mots.
    
    Ce jour-là, je ne voulais que discuter quand C. est venu visiter ma fiche. Intriguée par son « Bonjour, je ne vous dérange pas ? », je suis allée jeter un œil sur sa fiche. D’habitude, s’il n’y a pas de photo, je donne rarement suite. Mais là, je sais pas pourquoi, j’ai répondu. Nous discutons, il me dit qu’il est en pause sur un chantier qui doit l’occuper quelques jours pas loin de chez moi, que sa compagne est en voyage professionnel et qu’il s’ennuie. ...
    ... Je le crois à sa façon d’écrire sans raccourci, avec une délicatesse étrange, une patience que d’autres ne montrent pas. Je lui propose de venir me rencontrer, à la maison. Cela n’engage à rien, il vient, prend un café, juste pour discuter, sans engagement. Chose que je fais rarement, c’est moi qui lui donne mon numéro de portable.
    
    Rendez-vous pris pour 16 h 30.
    
    Je prends une douche, me fait douce (bref : épilation rapide !), je range un peu la maison. Je change les draps du lit, allez savoir pourquoi (si je sais ! on ne sait jamais, sur un malentendu). Je sors la cafetière, prépare le café. Je prépare quelques petits gâteaux maison.
    
    À 16 h, je n’ai plus qu’à me mettre quelque chose sur le dos, quand on frappe à la porte de la véranda. Je ne pense même pas que ça puisse être mon invité. J’enfile rapidement mon peignoir, bien que court, il reste acceptable pour le commun des mortels. Quand j’ouvre la porte, je tombe nez à nez avec un être improbable à l’allure d’un Roots. Il a les cheveux blonds très frisés mi-longs attachés en une queue de cheval qui ressemble à une choucroute. Ses yeux sont d’un bleu de cristal où l’on se perd facilement. Il a la peau de ceux qui travaillent dehors, bronzée, mais aussi tannée, malgré son âge que j’estime aux alentours de trente-cinq ans. Je suis en train de me noyer dans ses yeux cristallins, quand sa voix résonne en moi :
    
    — Salut, je suis C. Son timbre de voix est surprenant de sonorités graves qui pénètrent au plus profond de ...
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