1. La stoppeuse (1)


    Datte: 13/11/2022, Catégories: Lesbienne Auteur: zooph34

    Noûr
    
    Ce mardi dix-huit juillet, je suis sur l’autoroute, direction Narbonne, je vais à Paris en passant par l’A soixante et un, Toulouse et l’A vingt. J’ai rendez-vous avec un spécialiste des Américaines demain matin à côté de Paris, il doit complètement revoir la mécanique, les trains roulants, le freinage et booster un peu ma Cadillac Fleetwood Brougham « d’Elégance » de mille neuf cent soixante-quinze. Je ne suis pas en vacances, je viens d’être viré de ma boîte parce que je ne voulais pas aller travailler en Angleterre, le fait que je ne parle pas un mot d’anglais n’y a rien fait. Ça tombe bien, j’en avais marre et je suis libre d’aller où je veux maintenant, et avec le métier que j’ai, je pense que je vais retrouver assez facilement.
    
    Il est quatre heures du matin, je viens de quitter Perpignan, la radio parle de la disparition de Juan Manuel Fangio intervenu hier. Ce qui est extraordinaire, c’est que cette voiture avait déjà une sorte de RDS élaboré par Cadillac. Je dois être là-bas avant dix-huit heures pour récupérer ma sœur à la sortie de son boulot, c’est elle qui me loge. Elle a deux ans de plus que moi et travaille dans une société d’informatique, comme moi, nous sommes analystes sur gros systèmes. J’ai amplement le temps, j’ai calculé que j’y serais vers seize heures en m’arrêtant de temps en temps une demi-heure. Je roule tranquille dans cette vielle américaine que mon père a fait entièrement restaurer et m’a offerte pour mes vingt-deux ans, elle est ...
    ... dans un état quasi concours. C’est une voiture à l’ancienne avec les vitesses au volant libérant un énorme espace aux places avant, pas de console centrale qui coupe l’espace en deux.
    
    J’entends son gros moteur ronronner comme un gros chat, j’évite de penser à la consommation, mais avec cent deux litres d’essence dans le réservoir, j’ai une autonomie d’un peu plus trois cent cinquante kilomètres, à condition de ne pas dépasser les cent trente kilomètres heure.
    
    Je suis une femme un peu hors normes, je mesure un mètre quatre-vingt-cinq, je pèse soixante-douze kilos, avec des cheveux tombant en cascade bouclée sur mes épaules. Je ne suis pas une sylphide, mais je pense être une très belle femme, je peux aussi dire que je suis assez jolie. Je fais beaucoup de sport et à vingt-deux ans, j’ai toujours de beaux seins bien hauts bonnet C sur un corps sain, de belles fesses hautes, rondes et fermes, un ventre plat, des jambes bien galbées, un pubis glabre et bien bronzé, je suis naturiste. Depuis toujours, je vis nue chez moi, comme chez mes parents et mes grands-parents, tous naturistes purs et durs. Evidemment, je ne passe pas inaperçue dans la rue, même sur la plage, mais ça n’est pas pour me déplaire. Il fait assez chaud, j’ai enfilé une jupe courte plissée avec un corsage léger assez ample. Pas de soutien-gorge, slip, culotte ou string, j’ai horreur de ça, j’ai l’impression d’être ficelée.
    
    Et puis, je dois bien avouer que j’aime bien sentir l’air caresser mes fesses et mon ...
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