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La Pyramide oubliée (6)
Datte: 13/11/2022, Catégories: Divers, Auteur: Phoenix5, Source: Xstory
Me voici de nouveau devant ce mur infranchissable, cette porte scellée qui s’oppose à moi depuis maintenant plusieurs jours. Et de nouveau rien ne laisse présager de la moindre avenacée. Quelle douloureuse frustration ! Où ? Quoi ? Comment ? Quelle est la réponse de cette énigme ? Je n’en ai aucune idée, et pas l’ombre d’un indice en vue. Même le réconfort des bras de Qhala ne parvient pas à apaiser cette douloureuse sensation d’échec. Cela fait maintenant plus d’une demi-heure que je fais les cent pas devant cette paire de blocs de pierre haute de dix mètres. Ou peut-être trois heures ? La réflexion me fait perdre la notion du temps alors que je n’ai comme repère que la lumière vacillante des vasques emplies de braises incandescentes qui éclairent la pièce. Puis comme pris d’un accès de rage, me voilà comme dans un état second, renversant la table sur laquelle mes notes s’amassent inutilement. Puis, je m’assieds sur une caisse qui contenait autrefois du matériel de moindre importance. La tête dans les mains, je refoule mes pensées, à la recherche d’un raisonnement, un indice qui m’aurait échappé, il faut que je progresse dans mon travail avant de complètement perdre la tête. Et puis soudain, un souvenir me revient, Qhala m’avouant à demi-mot qu’une "Pierre de Rosette" de ces textes anciens existe bien quelque part, et auparavant m’avait elle fortement déconseillé de m’aventurer dans les étages inférieurs de la pyramide. Ce doit être ça, la solution doit se ...
... trouver sous mes pieds, il faut que j’en aie le cœur net. Il n’y a plus de temps à perdre. Je me dirige à présent vers une autre caisse de matériel, celle que j’espérais ne jamais avoir à ouvrir. Je l’ouvre sans ménagement, à l’intérieur, ces objets porteurs de damnation pour qui ne s’en servirait autrement que pour porter la justice, ou protéger son foyer. Ces objets portant en eux deux des cavaliers de l’apocalypse et leurs messages d’horreur, Guerre, et Mort, ainsi sont-ils nommés, car ce sont bien des armes dont il s’agit. Pourquoi en premier lieu en aurais-je besoin ? Cela m’est imposé par la prévoyance. Tout comme un préservatif, je me suis mis en tête qu’il vaut mieux en avoir et ne pas en avoir besoin plutôt que l’inverse. Ainsi je m’équipe, quatre holsters d’armes de poing contenant chacun un Beretta 92, une ceinture de chargeurs correspondant à ces mêmes armes, trois couteaux de combat dont la lame dépasse allègrement la longueur de ma main. A chaque boucle que je serre autour de mon corps, je prie pour ne pas avoir à faire usage de ces outils de destruction. A chaque arme que je passe au fourreau, j’espère ne pas devoir les glisser autre part que dans ces contenants de kevlar. Une lampe frontale, une mini-caméra attachée à la tempe, et me voilà devant cet escalier sombre menant aux étages inférieurs dont la lumière semble absente. N’écoutant plus la raison, la peur absente de mon esprit, aveuglé par le besoin de connaissance, je descends pas à pas chacune des ...