1. Juste un instant de faiblesse (1)


    Datte: 12/11/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... même froissée. Et il m’est impossible d’en rester là. Cette fois, j’ai vraiment besoin que quelque chose de plus conséquent embrase mes sens. Que cet ersatz de sexe qui me lime soit remplacé par un vrai, par un bon chibre bien dur. Il ne fait rien pour m’aider alors que je lance à l’assaut mes petits bras pour l’éplucher. Il n’esquisse pas un mouvement pour m’aider et en plus de mon désir impétueux, j’enrage de ces difficultés que j’éprouve à le déshabiller.
    
    — oooOOooo —
    
    Nous sommes enfin nus tous les deux. Je suis parvenue tant bien que mal à le dépiauter de son armure de respectabilité. C’est lui après cela qui a parachevé mon dépouillement. Ma jupe et ma culotte gisent sur un tas de frusques que lui et moi avons évacué à la hâte. Il me caresse d’une main calme et je peux enfin tout à ma guise reluquer son corps d’esthète. Il est bien foutu, mais sa jeunesse explique sans doute cela, en partie.
    
    Ce que je tiens dans la paume de ma main, c’est chaud, raide et vigoureux. Je referme en cercle mes doigts sur un jonc frémissant alors que la bouche masculine cherche la mienne. Je me fiche bien qu’il s’appelle James, Arthur ou Prospère. Je n’ai plus qu’une seule idée en tête. Me servir de ce que mes yeux découvrent. Et alors que le type me lisse les cheveux, buvant ma salive, je le repousse gentiment. Pas pour l’oublier, bien au contraire.
    
    Le haut de mon corps se penche vers le centre du sien. C’est à mon tour d’aller en visite. Et le parcours de mes lippes m’entraine ...
    ... tranquillement vers cette quille qui reste entre mes doigts. Il sait, il attend sans vraiment de peur ou de crispation. Et la trace de bave que laissent mes lèvres vient comme pour avaler la caboche rose et veloutée de ce cylindre de chair auquel je me cramponne. Il n’a qu’un simple frémissement de tout son être alors que mon four surchauffé aspire la tête du nœud.
    
    Il ne bronche absolument plus, retenant son souffle alors que je débute ma caresse sur son gland prêt à éclater. Je songe un instant que je ne veux pas qu’il fonde trop rapidement, ce savon fuyant. Et puis s’il ne sait pas se retenir tant pis pour lui. Je passe alors le bout de ma langue sur ce champignon pas vénéneux du tout, amanite endiablée qui est toute à moi. Il renifle en expirant un air trop longuement contenu dans ses poumons.
    
    Ses mains sont sur mon dos et de ses ongles il me racle la peau. Je sursaute à cette autre manière de s’occuper de moi. Je n’en stoppe pas pour autant ma découverte de son mât, revenant sur des endroits qui semblent lui procurer des sensations inexpliquées. Et nous roulons tous les deux dans une frénésie de débauche, nous rendant point par point des coups bas. Cette folie passagère n’a d’autre but que de nous offrir les quelques minutes d’extase qu’il m’a pleurnichées au début de notre rencontre.
    
    Et malgré mes doutes et mes peurs, je suis prête à me donner à ce jeune loup. Ma pipe le distrait de son imperturbable patience. Cette fois, il est plus pressé, mais ça tombe à pic ...