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J'ai proposé à ma femme de faire “ Webcam Xstory “... (1)
Datte: 11/11/2022, Catégories: Divers, Auteur: antonin mordore, Source: Xstory
Ma femme était quasi désespérée... au chômage depuis environ quatorze mois, elle tournait en rond, déprimait, n’avait plus goût à rien. Avec un passif psychologique assez lourd, lui venant de sa prime enfance, elle avait un complexe d’infériorité et une grave dévalorisation de sa personne. Aussi les relations sociales dans le milieu professionnel lui étaient devenues très dures à gérer... elle allait de conflit en conflit avec ses collègues. Après un rendez-vous particulièrement tumultueux avec son conseiller pôle emploi, elle s’était vue retirer ses Assedic, la préposée jugeant qu’elle n’avait pas réalisé toutes les démarches appropriées. Ce soir là, en rentrant du bureau, je la trouvai en pleurs, un tube de Lexomil vidé, et un verre de whisky à la main. Je compris tout de suite ses intentions suicidaires et mon premier réflexe fut de la faire vomir. Le second fut d’appeler les secours, alors qu’elle était dans un état semi-comateux. Le lendemain à l’hôpital, saine et sauve, je la trouvai dans son lit, le visage pâle, les traits tirés, avec un sentiment d’extrême vulnérabilité et de honte, qui se lisaient sur son visage. Malgré mes tentatives de la rassurer, de lui faire comprendre que son geste avait été insensé, mais que je ne la blâmais pas, elle me regarda, les yeux dans le vide, gardant un profond mutisme. L’après-midi, un psychologue me convoqua pour parler du cas de ma femme. Il me dit qu’il était nécessaire que je sois à ses côtés, que je ne la ...
... lâche pas d’une semelle, que je sois très compréhensif et à l’écoute. Quand il me demanda si je connaissais les raisons de son geste insensé, je lui répondis que je n’en avais aucune idée. Il me révéla alors qu’elle lui avait expliqué qu’elle se sentait inutile, sans travail, sans argent à présent, et qu’elle m’en voulait de ne pas avoir pris au sérieux ses continuelles interrogations, sur un avenir professionnel, qu’elle jugeait compromis dans sa branche. Je dus avouer que cela me retourna de n’avoir pas su voir son désarroi, et ne n’avoir pas été capable d’y répondre. Le spécialiste me conseilla de parler beaucoup avec ma femme, et de ne jamais la laisser sans surveillance, car une récidive était possible. Il m’indiqua aussi qu’il pourrait être intéressant que je redonne le goût de vivre à ma femme, en lui proposant un voyage, une autre voie professionnelle envisageable. Enfin tout ce qui pourrait la retirer de ses pensées mortifères... et surtout beaucoup d’amour et d’attention. Ma femme Cécile demeura encore une nuit en observation, et je devais la ramener à notre domicile le lendemain. Le soir, je restai seul avec mes angoisses, quant à son avenir, et j’essayai de trouver une solution aux problèmes existentiels de Cécile. Et puis, en buvant un verre de whisky et en fumant une cigarette pour faire baisser la pression, j’entrevis une solution, folle et incongrue, je devais l’admettre sur le coup, alors que je surfais sur le web pour arriver à mon site récréatif ...