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Un tour du côté de chez Swann (1)
Datte: 03/11/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... d’octobre ont laissé place aux brumes de novembre. Le temps d’hiver qui raccourcit les jours offre également des nuits plus longues. Chez les amoureux, les ébats nombreux se font durant ces créneaux à la lueur de lumières tamisées où les ombres se projettent sur les murs. Swann de plus en plus gourmande ne se fait pas prier pour revenir à la charge et Barth se ménage en journée des siestes réparatrices. Le privilège de l’âge, conduit sinon à la sagesse, du moins à une obligation de récupération. Avec ce ralentissement de ses prouesses physiques s’ajoute un doute légitime. Celui-là insidieusement altère le jugement, et provoque la peur. L’homme sait bien que plus la compagne est jeune, plus les chances de la perdre apparaissent au lit. Cruel dilemme que de vouloir la combler, mais de ne plus être en mesure de le faire. Ou de moins en moins souvent, surtout ! Elle ne se plaint jamais, mais lui le sait. Bientôt… il ne sera plus en mesure d’assumer les désirs de sa jeune nana. La quarantaine de Swann se profile à l’horizon d’un autre printemps. Ses années « mures » se veulent éblouissantes. Chez Barth, un sentiment d’impuissance latent vient lui rappeler que les mois qui passent, s’ils sont épanouissants pour sa belle dame, sont plus lourds à porter chez lui. Comment lui dire que bientôt, les accouplements vont lui être de plus en plus difficiles ? Comment lui dire ce qui le mine ? Elle, en pleine possession de ses moyens, demande des efforts trop soutenus à son corps mâle ...
... fatigué. Les avantages de s’afficher aux bras d’une jeunette peu à peu se transforment en tourments intraduisibles. Une espèce de jalousie qui mène au bord du gouffre cet amour qui ne ressemble à aucun autre. Plus son épouse l’assure de son dévouement en le caressant physiquement, et plus les doutes s’installent, douloureux et pervers. Le pire de l’histoire, c’est l’impossibilité totale à communiquer ses incertitudes, les traduire en mots à cette bienaimée qu’il vénère. De fil en aiguille les problèmes psychologiques finissent par rejaillir sur sa sexualité. Ce qui ne devrait rester qu’hésitations et tâtonnements se dessine en perte de confiance, en érections mal contenues, voire parfois absentes et Barth cherche de plus en plus à éviter les joutes amoureuses. Il se couche de plus en plus tard, attend que sa belle dorme pour rejoindre le lit de moins en moins conjugal. Depuis quelque temps, les défaillances sont visibles. Swann ne dit rien, mais dans sa tête, quelques questions se posent, plus fréquentes. C’est ainsi qu’un soir de trop de besoins, elle finit par crever l’abcès. Plus moyen de reculer, de botter en touche. Il est au pied du mur, et si c’est bien là que l’on voit le maçon, c’est sur les draps que se déclinent les bons ou mauvais amants. — Tu peux m’expliquer pourquoi tu m’évites, Barth ? — Je ne t’évite pas mon ange ! Comment peux-tu seulement imaginer cela ? — Allons ! Ne me raconte pas d’histoire ! Je sens bien que tu n’as plus envie de moi, ...