1. Les frasques d'Édith (2)


    Datte: 23/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    Un mois ! Un mois déjà, qu’Édith s’est fait plaisir. Trente longs jours depuis sa sortie nocturne, sa rencontre avec un parfait inconnu. Elle se souvient de cette chambre noire, de ces caresses entrainant des plaisirs décuplés. La peur, la honte et puis tous ses sens démultipliant le ressenti de ce qui se passait. Oui ! Ça reste un souvenir ineffaçable dans sa mémoire. Mais… elle digère depuis des jours ce moment fabuleux. Si elle n’épargne pas son corps de la visite de ses mains, elle prend vite conscience de cette envie de revivre des instants tout aussi magiques.
    
    Alors sans trop savoir ce qu’elle veut, depuis quelques soirs, elle se remet à pianoter sur des sites plutôt « olé-olé ». Dans le fatras de farfelus qui engagent la conversation sans une once de politesse ou de respect, c’est comme rechercher une aiguille dans une botte de paille. En premier lieu Édith écarte sans pitié les inconvenants, se basant sur une lecture stricte des messages d’accroche des loustics qui lui écrivent. Pas polis, ils sont donc zappés immédiatement et il en est de même pour les : « tu prends combien ? », les : « tu baises ? ».
    
    Plus restrictive pour ne pas dire plus difficile, elle repousse également d’emblée tout ce qui n’a pas au minimum plus de quarante-cinq ans. Il arrive soudain un message qui attire plus son attention. Âge idéal, français écrit soigné, celui dont les doigts viennent de tracer les lignes qui s’affichent sur son écran semble avoir un peu plus de conversation que la ...
    ... moyenne. Elle s’attarde pour lire les quelques lignes, si différentes des âneries habituelles. Dès les premiers petits mots, elle se sent plus encline à entamer un dialogue. Ce qui ne veut pas dire que ça peut aller plus loin !
    
    Non ! Juste le sentiment que celui qui lui écrit, qui l’interpelle, par le biais du tchat du site en direct, a une certaine assurance, qu’il manie bien le verbe et puis surtout qu’il la vouvoie, signe pour Édith d’un vrai respect pour les femmes. Pas vraiment qu’elle soit contre le « tu », mais pour elle, la phase où les deux sont encore inconnus se doit d’être entièrement courtoise. Pas de dialogues crus, pas de mots orduriers dans la première plage de communication si importante à ses yeux. Celle qui détermine la confiance et qui vise à une rencontre réelle.
    
    Ça commence chez elle par le choix du pseudo de son correspondant. Si celui-ci est à ses yeux, idiot ou pervers, l’autre derrière son clavier n’a aucune chance d’avoir plus qu’un bonjour. Donc en cet instant l’inconnu qui l’apostrophe très gentiment écrit bien. Il entre dans ses critères d’attente en matière d’âge et il n’aborde pas brutalement le sujet du sexe. Son surnom est un simple prénom, et en l’occurrence « Pierre ». L’amorce d’un échange subtil et d’une certaine manière chaste se fait donc tout en souplesse. Pas d’attaque frontale, même si chacun de son côté sait le pourquoi de sa présence ici.
    
    En quelques phrases, il lui dévoile une situation qu’il prétend complexe. Marié avec ...
«1234...12»