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L'Histoire est un long cheminement ! (1)
Datte: 15/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: AlexisPC, Source: Xstory
... sais que Hugo me quittera un jour. — Quelle drôle d’idée ? Pourquoi dites-vous cela ? — Mais... parce que je ne suis pas aussi pimpante et éclatante que les autres femmes. — Qu’est-ce qui vous en empêche ? demanda Vanessa avec curiosité en se penchant un peu en avant, dévoilant ainsi accidentellement son décolleté à Gisèle qui ne put s’empêcher de le regarder, découvrant ainsi une lingerie qu’elle ne pouvait que rêver. Se reprenant, elle répondit : — Parce que je ne sais pas comment faire ! — Que voulez-vous dire ? — C’est clair pourtant ! Je ne sais pas comment faire ! — Mais... de quoi parlez-vous ? — Je ne sais pas comment me maquiller, acheter des vêtements, de la lingerie, et tous ces trucs que font les femmes, voilà ! dit-elle furieuse et prête à éclater en sanglots. — Votre mère ne vous a jamais montré comment...! — Je n’ai jamais connu ma mère ! Ca vous va ! Elle est morte lorsque j’avais six mois. Mon père, ce connard alcoolique m’a battue toute ma vie jusqu’à ce que je me tire à mes dix-huit ans. Vous êtes contente ? Vous avez des infos pour votre connasse de copine ? Vanessa recula sous le double choc. Entre les révélations qu’elle venait de recevoir et la violence de l’échange, elle resta silencieuse quelques secondes puis, avec l’instant maternel qui caractérise les femmes, elle se repencha en avant et, tendant les bras, elle prit les mains de Gisèle dans les siennes en disant : — Gisèle ! Je suis désolée. Je ne pouvais pas ...
... savoir. Je suis affreusement confuse. Je vous prie de me pardonner pour la maladresse dont je viens de faire preuve. Gisèle resta quelques secondes sans répondre, puis leva des yeux desquels les larmes coulaient à flots. Vanessa se leva et prit la jeune fille dans ses bras, ce qui déclencha les sanglots. Les deux femmes restèrent ainsi quelques instants avant que la crise ne se calme. — Là ! Calmez-vous ! Je suis désolée si je vous ai vexée. Pardonnez-moi ! — Vous ne pouviez pas savoir. Et vous avez été si gentille avec moi alors que moi, je ne fais que vous crier dessus. — Je peux comprendre pourquoi à présent ! Avec votre passé, cela ne doit pas être simple tous les jours. Gisèle renifla un peu bruyamment et se moucha dans un mouchoir en papier qu’elle sortit de sa besace qui lui servait de sac à main, de sac de cours et, visiblement, de penderie si on en jugeait au gilet qui dépassait des bords. — Vous êtes très aimable, pour une femme de votre espèce ! — Je suppose que je dois prendre cela comme un compliment ? — Oui ! Dans ma bouche, c’en est un. En fait... non, ce n’est rien. — Si, dites-moi ! Après tout ce que vous m’avez déjà balancé en pleine figure, nous n’en sommes plus à cela près, n’est-ce pas ? Dit Vanessa en riant. — Je n’ose pas, en fait ! — Allez, lancez-vous ! — En fait, je voudrais tant vous ressembler. — Me ressembler ? — Oui, comme Madame Parfaite aussi ! Pouvoir être à l’aise avec les gens, avec mon corps, ...