1. Le projet artistique (43)


    Datte: 05/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    ... aurions pu prendre le volant, mais l’assurance de la van ne couvrait que les profs du lycée et la voiture de Paul n’était assurée que pour eux deux.
    
    * * *
    
    Le reste du voyage se passa sans autre évènement particulier. Sur la fin du trajet, la van passa devant et Liz donna les indications de direction. Elle ne se trompa pas et nous arrivâmes devant une grande bâtisse un peu fatiguée, mais globalement en bon état. Il était quasiment midi quand les véhicules se garèrent dans la cour. La maison était à deux kilomètres du village. Quelques autres maisons étaient dans le même hameau. L’une était véritablement en ruine et une autre était à rafraichir de l’autre côté de la route. Les deux à gauche de la maison étaient en bon état, mais les volets clos semblaient indiquer qu’elles étaient inoccupées.
    
    — Ah, elle est vendue on dirait, s’étonna Liz.
    
    — Laquelle ?
    
    — Là plus loin, elle était en vente depuis longtemps. Il n’y a plus le panneau.
    
    Elle se dirigea vers la porte d’entrée et fouilla dans son sac. Elle fouilla bien trop longtemps, nous causant beaucoup d’inquiétude. Surtout que le fin crachin du matin se transformait en véritable pluie.
    
    — Liz ! Me dis pas que tu as oublié la clé, se préoccupa Olivier.
    
    — Non, je l’ai mise dans mon sac ce matin. Elle doit être là... Ah, je... Oh m...
    
    — Euh Liz ? Tu l’as oubliée ? geignit Amandine.
    
    — J’ai bien pris un trousseau de clés... mais pas le bon. Quelle conne !
    
    — Tu veux dire qu’on a fait tout ce chemin pour ...
    ... rien ? la maudit Sylvie.
    
    — Non, vous emballez pas. Y a une solution de secours. Paul, tu peux m’emmener au village, rapidement ?
    
    — Euh oui.
    
    — La boulangerie a un double des clés, ils jettent un œil à la maison de temps en temps. C’est ma grand-mère qui les a aidés à s’installer donc ils se sentent toujours un peu redevables envers elle. Bon faut y aller, car un jour férié comme aujourd’hui, ils ferment à 12h30.
    
    La voiture de Paul partit en trombe. Nous nous abritâmes dans la van. Quelques minutes plus tard, Paul et Liz revinrent. Elle nous montra les clés en signe de victoire. Je soupirai de soulagement. Je ne me voyais pas repartir chez nous. Paul et elle en avaient profité pour prendre du pain frais. Nous avions quelques courses avec nous pour aujourd’hui, mais c’était vrai que du pain frais allait bien agrémenter nos repas du jour. Liz nous ouvrit, nous découvrîmes l’intérieur. Elle ne nous avait pas menti, cela sentait bon les années 70. Tout était raccord et parfaitement kitch. C’était impeccable. Nous déchargeâmes les voitures pendant que les filles montaient les bagages dans les différentes chambres. Nous posâmes le matériel vidéo dans le salon. Puis nous déjeunâmes tous ensemble. Cela faisait vraiment maison familiale à l’ancienne. Grande tablée avec des bancs, deux grands canapés, plus des poufs devant une cheminée et une télé hors d’âge.
    
    La pluie s’arrêta alors que nous prenions le café. Mais le temps était lourd, il ne donnait pas envie de sortir. De ...
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