1. Marie-Charlotte, Sainte-Nitouche ou fieffée coquine ?


    Datte: 28/09/2022, Catégories: fh, hplusag, jeunes, profélève, médical, religion, ffontaine, pénétratio, Humour Auteur: Onyx31

    Jeudi 4 avril 1968
    
    Institut de Formation en Masso Kinésithérapie, Toulouse.
    
    Le cri strident de la cloche annonce la fin du dernier cours de la journée. Tous les jeunes se rhabillent tranquillement dans un joyeux brouhaha. Le jeudi étant le jour des soirées étudiantes, l’ambiance est déjà électrique.
    
    — Mesdemoiselles, Messieurs, un peu de calme je vous prie, s’égosille l’enseignant. Pour le prochain TP, je vous demanderai de réviser les différentes techniques de massage thérapeutique. Bonne fin de journée et à la semaine prochaine.
    — Marie-Charlotte, tu viens ce soir ? On va auGrillon, c’est une spéciale Rolling Stones.
    — Désolée Tristan, mais tu sais, je loge au foyer de la Présentation, et les sœurs ne rigolent pas du tout sur les horaires de sortie. Et si elles viennent à découvrir que c’est pour écouter du rock avec des garçons et, qu’en plus, il y a de la bière, là, j’te jure, je suis bonne pour la flagellation !
    — OK, tant pis, une autre fois peut-être.
    — Oui, sait-on jamais. Dis-moi, tu joues au rugby, non ?
    — Oui, à la fac et en club, à Colomiers.
    — Et les matchs, c’est quand ?
    — Le week-end en général.
    — Ça finit tard ?
    — Non, mais après il y a la troisième mi-temps, la plus intéressante, celle qu’il ne faut surtout pas rater ! Si tu viens, fais-moi signe, je te ferais rentrer, ce serait top, risque le jeune homme en lui lançant un regard appuyé.
    — Oui, je pense aussi, mais je ne me fais pas trop d’illusions. Amuse-toi bien ce soir, lui ...
    ... rétorque-t-elle en souriant.
    
    Marie-Charlotte est une étudiante tout ce qu’il y a de plus classique, des cheveux châtains, regroupés en une simple queue de cheval, pas le moindre maquillage, mais une large bouche dessinée par de fines lèvres roses qui lui confère un petit air de fille modèle, vous savez, celle à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession. Ce n’est pas une beauté fatale, mais son regard pétillant lui assure sans conteste un certain charme. Enfin, en temps normal. Car aujourd’hui elle semble préoccupée, comme si son esprit vagabondait ailleurs. La salle de classe est maintenant vide. Elle prend son sac de cours pour se diriger vers le professeur.
    
    — Monsieur, excusez-moi, j’aurais quelque chose à vous demander.
    — Oui Mademoiselle ?
    — C’est que c’est un peu gênant, voyez-vous…
    
    Sac en bandoulière autour du cou et mains croisées derrière le dos, se dandinant d’un pied sur l’autre, la jeune fille intimidée ne sait comment aborder le sujet.
    
    — N’ayez crainte, Mademoiselle.
    — Monsieur, je crois savoir qu’en plus d’être kinésithérapeute vous êtes aussi médecin, c’est bien ça ?
    — Tout à fait.
    — C’est que voilà, il y a quelque chose… je ne sais pas trop comment le dire, mais vous savez, je viens d’un petit village en Aveyron. Si j’en parle au médecin de famille, tout le monde sera au courant, et je ne voudrais pas alarmer mes parents.
    — Mademoiselle, si vous êtes gênée pour me parler, je pourrais vous adresser à un de mes confrères en ville.
    — Non, Monsieur, ...
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