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Le projet artistique (7)
Datte: 15/09/2022, Catégories: Divers, Auteur: Yojik, Source: Xstory
... petits jeunes. Ca me rappelle tellement ma jeunesse. Et je m’en voudrais vraiment si vous cassiez à cause des images que je vous ai mises en tête. Nous allions sortir nos bites là, tout de suite, mais la suite nous refroidit un peu, beaucoup. — Mais je pose des conditions : d’abord, il va falloir que les filles soient d’accord pour changer de projet artistique et ensuite, elles devront être au courant de la situation. Donc le mieux est de se retrouver à l’atelier vendredi soir. * * * Nous avions été frustrés comme des fous le mercredi. Nous attendîmes avec impatience le vendredi. Mais nous l’attendîmes avec crainte aussi. Car les filles allaient entrer dans le jeu. Nous n’étions pas très fiers. Le vendredi arriva finalement et la fin de journée également. L’atelier commença. Ce fut Elisa qui prit la parole tout de suite. — Bien, c’est le dernier atelier avant les vacances. Et il est temps de choisir un thème pour votre projet. Les filles ont pensé à quelque chose. Sylvie, veux-tu bien nous en parler ? Avec les gars, nous n’écoutâmes que d’une oreille. Ca parlait d’un documentaire sur des organisations humanitaires, comment elles galéraient pour trouver des budgets, gnagnagna. — Bien merci Sylvie. Les garçons aussi ont pensé à quelque chose. Maxime, s’il te plaît. J’exposai alors notre idée, tout en précisant, que cela serait inspiré par Elisa et sa vie, mais qu’on ne ferait aucune mention directe d’elle. Je vis les nanas pas totalement convaincues ...
... par mon exposé. — Merci, Maxime. Je me rassis et attendis la suite. J’avais compris qu’Elisa avait décidé de prendre les choses en main. Elle reprit donc la parole : — Je dois vous préciser pourquoi les garçons ont eu l’idée de ce sujet. Et je dois dire que cela est un peu à cause de moi au départ. Les filles la regardèrent bizarrement. Elisa raconta alors à tous les derniers évènements, ce qui nous bloquait l’esprit, ce que nous avions demandé, l’inquiétude des filles de moins nous voir, notre peur de les perdre. A la fin du récit, nous regardâmes les cinq jeunes femmes. Nous pensions qu’elles auraient explosé de colère contre nous. Mais on voyait surtout de la stupéfaction, de la tristesse et un peu de colère aussi quand même. — Allez les filles, ne soyez pas trop dures avec eux. Vous verrez que dès qu’on met ce genre d’idée dans leur tête, les hommes n’ont plus que ça à l’esprit. Et comme ils ne savent pas penser à deux choses en même temps... Elle nous dédouanait, mais nous passions pour des mecs qui ne pensaient qu’avec leurs bites. Ce n’était pas totalement faux, mais quand même, ce n’était pas la peine de le dire tout haut. — Ils n’ont qu’à aller se branler. Je vais pas lâcher mon projet pour trois pervers ! s’emporta Sylvie. — Apparemment, ils ont bien essayé plusieurs choses. Et certains ont demandé à leurs copines... — Oui, et il n’en est toujours pas question, répondit sèchement Amandine. Amandine semblait la plus énervée des trois. ...