1. La jalousie (1)


    Datte: 12/09/2022, Catégories: Voyeur / Exhib / Nudisme Auteur: vordh

    Voilà déjà plus de six mois qu’on planifiait ces vacances, la deuxième quinzaine d’août, c’est toujours le meilleur moment pour partir sur la côte Espagnole ! La faute à qui ? Céline, comme d’habitude. Elle bosse dans l’éducation, c’est le seul créneau dont elle dispose et qu’elle nous impose chaque année. On ne lui en tient jamais rigueur, mais c’est à cause d’elle qu’on subit les plages bondées, les prix élevés et le vacarme des enfants mal éduqués.
    
    Il faut quand même reconnaître que le mois d’août a un charme particulier qui ne m’a jamais laissé indifférent : le soleil, l’insouciance des vacances, les bikinis, les bars sur plage et leur musique merdique, les soirs passés à se balader en front de mer, bercés par les effluves de crème solaire, les touristes nordiques tannés par le soleil et les groupes de jeunes nanas fraîchement apprêtées qui espèrent passer une soirée qui marquera leur été à tout jamais. C’est sûrement ce sentiment d’inachèvement ; nostalgie d’une adolescence passée trop vite et d’une vingtaine laborieuse à cravacher aux études au lieu de profiter de ce précieux temps que je ne retrouverai jamais. Ce décor plein de vivacité, d’insouciance et de liberté me rendait rêveur ! J’ai beaucoup travaillé et peut-être même un peu trop. Je l’ai payé au prix de ma jeunesse. Soit.
    
    J’ai rencontré Charlotte dans des circonstances d’une banalité déconcertante : j’avais 24 ans et je venais d’entrer dans une belle multinationale. Mon grade et statut d’élève modèle ...
    ... m’avait permis d’entrer par la grande porte et de griller quelques années, me propulsant directement à un poste de direction. J’étais content, eux aussi je crois. Et puis elle est arrivée. 21 ans, une poupée : blonde, de grands yeux verts en amandes et un corps de déesse.
    
    Elle s’appelait donc Charlotte. Elle arrivait d’un patelin moisi du fond de la Normandie, des étoiles plein les yeux. Ingénue, elle avait eu un "copain" qui n’était rien d’autre qu’un amour de lycée qui a disparu de sa vie à la première minute où elle eut mis un pied à Paris. Elle venait faire un stage en compta, la stagiaire quoi, le cliché.
    
    Je n’avais jamais ressenti ça pour personne. Par manque de temps, j’ai toujours préféré les histoires d’un soir aux relations construites, tout ce qui comptait pour moi c’était le petit monde de la finance, mais là, c’était un point de non-retour. J’ai tout fait pour la séduire, j’y suis finalement arrivé à force de blagues et petites attentions. Car oui, je n’y connaissais pas grand-chose, mais j’avais quand même une petite expérience en la matière, je savais que mon physique n’étant pas des plus attractifs, l’humour et la gentillesse seraient mes seules armes. Ça a fonctionné.
    
    On a fait notre petit bout de chemin puis on s’est mariés le jour de ses vingt-six ans. La stagiaire en comptabilité qu’elle était a laissé place à une entrepreneuse hors pair dont le troisième nail bar (comprendre "bar à ongles") ouvrait il y a quelques mois.
    
    Charlotte. Elle est du ...
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