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LE MUR
Datte: 11/09/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Mib14, Source: Hds
LE MUR Lors de mes fréquents voyages en France, je quittais quelquefois Paris pour me rendre à Lyon. J’y restais quelques jours, souvent un weekend. J’étais passablement occupé et je n’y avais jamais fait de rencontres masculines, comme à Paris (voir l’histoire Rue de la Gaieté). Le soir, j’arpentais souvent les rues du Vieux Lyon mais elles étaient bien éclairées et la plupart du temps remplies de touristes. Une fois seulement j’avais vu deux adolescents qui s’embrassaient dans une étroite ruelle. Ils se sauvèrent dès qu’ils me virent approcher. Un après-midi pluvieux, je fis une promenade plus au nord suivant la rue piétonne et près d’une place ou d’un parc (je ne me souviens pas des détails car ça fait longtemps). Je fus surpris d’y trouver un sex-shop dans un quartier qui ne semblait pas particulièrement chaud. Je dis bonjour à la dame qui était au comptoir, une femme dans la cinquantaine, jolie et bien en chair. De l’extérieur le local avait l’air petit, mais c’était en fait très grand et je découvris que les cabines étaient à l’étage. Il faisait assez sombre mais ma vue s’habitua rapidement. Au début je pensais être seul puis j’aperçu deux hommes, un jeune qui s’apprêtait à quitter et un homme plus âgé, début soixantaine peut-être, cheveux blancs, veston, chemise blanche. Un visage agréable. On se regarda quelques secondes. Je me dirigeai vers la section « homo » qui était bien garnie. Je pris une boîte au hasard. Quelques minutes plus tard mon ...
... monsieur me rejoignit dans la section mais à quelques mètres de moi. Il prit aussi une boîte puis deux et finalement se décida pour la première. Il passa derrière moi pour se rendre à la caisse. C’étaient des films pour voir en cabine. Aussitôt que le monsieur à cheveux blancs quitta le comptoir pour monter les escaliers, je m’approchai à mon tour avec ma boîte. La dame me dit « numéro 16 » en échange de mes francs. Elle m’indiqua l’escalier et me fit un sourire. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait deux hommes qui se cherchaient. Aussitôt arrivé à l’étage où se trouvaient les cabines, je m’aperçus, sans grande surprise, que ma cabine était voisine de celle du monsieur qui m’avais précédé. La dame au comptoir semblait vouloir nous rapprocher. La cabine était éclairée quand la porte était ouverte mais aussitôt la porte refermée, on était dans la pénombre. C’était comme ça dans tous les sex shop. La cabine était grande. Le film commença aussitôt. Je réduisis le son et j’enlevai mes souliers, mon pantalon et ma culotte que je plaçai sur une chaise. J’étais prêt à m’asseoir sur le mouchoir que j’avais placé sur le siège quand j’aperçu que le mur que je partageais avec la cabine voisine était percé d’une série de trous ronds de différents diamètres et à différents niveaux. Je savais que l’autre homme était derrière ce mur. Je bandais à l’idée de pouvoir avoir une relation invisible avec lui. Je m’approchai du mur et je regardai par le plus grand trou et le plus haut. ...