1. Train pour Vladivostock


    Datte: 02/09/2022, Catégories: fh, train, amour, pénétratio, exercice, occasion, Auteur: Stephane1211, Source: Revebebe

    Embarqué depuis Moscou, le trajet s’égrène au fil des paysages… Depuis Kazan, le train pénètre des contrées désertiques, des paysages improbables… Encore six arrêts avant le terminus, encore sept jours avant de toucher le Pacifique.
    
    Ce voyage était pour lui une étape dans sa vie, un mal nécessaire pour se retrouver, cicatriser des plaies intimes… Il était pour elle l’occasion de finir ses recherches à la demande du gouvernement russe dans le fin fond de la Sibérie.
    
    Ce quatrième jour est électrique en ce début de printemps. Étonnamment l’air est chaud, lourd, humide et les passagers attendent avec impatience la tombée de la nuit pour sentir la fraîcheur et leur permettre de respirer.
    
    La douche est la bienvenue : faire glisser sur soi l’eau, sentir son corps reprendre vie et respirer après cette journée étouffante… Pouvoir enfin être à l’aise et revêtir des vêtements légers.
    
    Pour le quatrième soir de suite, le hasard veut qu’ils se retrouvent au restaurant du train, petit rituel : même place dans le wagon, même envie d’être proche d’une fenêtre pour profiter des paysages défilant sous leurs yeux. Chacun à l’autre bout du wagon, ils se font face. Et pourtant ce soir-là ne ressemble pas aux autres.
    
    Alors que la nuit tombe et que tout le monde reprend vie, il y a entre eux une tension que le climat ne peut expliquer.
    
    Leurs regards se cherchent, ne se quittent pas. Ses yeux marrons, mystérieux et réactifs croisent les siens, plus clairs, plus profonds et ...
    ... terriblement accrochant. Chaque geste est retenu, à l’affût de l’autre… Les passagers vaquent autour d’eux, mais aucun des deux ne se risque à briser ce moment. Et pourtant…
    
    Elle prend son verre de vin, le boit d’une traite comme pour se donner du courage. Son geste est net, il témoigne d’une envie claire…
    
    Elle se lève, traverse le wagon par l’allée la plus proche des fenêtres, elle plante son regard dans le sien durant les quelques mètres qui les séparent… Arrivée à sa hauteur, elle relève la tête, légèrement hautaine, et laisse sa main effleurer l’avant-bras de cet homme. Sa chemise remontée sur son coude, il profite de cette caresse furtive, mais terriblement troublante… C’est un contact quasi imperceptible qui laisse une empreinte sensorielle indélébile…
    
    Elle sort du wagon, il se retourne, il la voit franchir le sas pour s’engouffrer dans le wagon suivant. Sans même réfléchir, il se lève, repousse la table de façon énergique et suit ses pas.
    
    Alors même qu’il entre dans le wagon, il l’aperçoit à quelques mètres continuer son chemin. Il accélère le pas, ne veut pas la perdre de vue, il ne veut pas la perdre tout simplement. Elle disparaît, là, à l’instant. Son cœur s’emballe : elle n’est pas loin, c’est sûr, on ne se volatilise pas comme ça. Elle ne peut être qu’entrée dans un compartiment de nuit.
    
    Trois portes devant lui, il s’y risque, il frappe aux deux premières et referme aussitôt en s’excusant dans un russe plus qu’approximatif. La troisième porte n’est pas ...
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