1. La liste de Noël (6)


    Datte: 31/08/2022, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory

    ... avait donc trouvé une autre méthode pour le récompenser. Arrivée dans les chiottes, j’ai dû vraiment sucer ce noir. Ç’avait été humiliant, d’autant qu’Ibrahim avait insisté pour continuer à filmer pendant la fellation, histoire de me mettre dans la peau du personnage, celle "D’une pétasse blanche qui suce une bonne queue black". J’avais sucé le chibre qui au final était plus proche du préjugé que de la réalité. J’avais eu du mal à l’enfoncer en entier dans ma gorge comme me le demandait l’acteur. Et cet enfoiré avait joui en me tenant la tête, m’obligeant à avaler tout son sperme.
    
    La vidéo continuait : "Préjugé" je me promène dans un quartier plein d’immeubles HLM gris et inquiétant. J’ai ma petite jupette à fleurs et le top moulant rose que je portais ce matin... un vrai petit chaperon rouge pour cette banlieue malfamée. Je m’approche de noirs et d’Arabes, il y a une microcoupure dans la vidéo et la bande s’attroupe autour de moi et commence à m’agresser, les acteurs sont particulièrement convaincants. Fondu au noir puis "Réalité". Je suis à nouveau dans le même quartier, mais quand je croise le groupe de noirs et Arabes, ils me demandent si je connais la rue Leclerc, et ils disent : « Nous sommes des investisseurs pour une start-up qui se monte dans le quartier. » L’acting est aux fraises, mais le public semble apprécier le sketch.
    
    Ce qu’ils ignorent, c’est que dans la première partie de la vidéo, le réalisateur a voulu adopter une technique cinéma-vérité. Il m’avait ...
    ... commandé d’aller voir ce groupe de jeunes racisés et de les provoquer en m’exclamant que je chiais sur les nègres et les bougnoules. C’était la partie manquante dans la microcoupure ; ce qui expliquait pourquoi je me faisais agresser de façon très convaincante. La scène était coupée au bout de deux secondes, mais dans la réalité, je commençais à me manger des tartes et à me faire incendier :
    
    « Comment tu nous insultes ! Tu crois que tu peux nous parler comme ça.
    
    — Bah je vous parle comme je veux, bouffons ! »
    
    Je ne suis pas une cinglée, si je les insultais, c’était à la demande d’Ibrahim, il n’était pas encore bien sûr de ce qu’il mettrait dans le court métrage. Et il pensait qu’une blanche insultant des noirs pourrait être utile comme rush. Et il m’avait rassuré en me prévenant qu’il interviendrait immédiatement si les choses se passaient mal...
    
    Des bras me saisirent et j’ai prisonnière du groupe, on me bousculait, j’étais entre leurs mains et ne pouvais plus leur échapper.
    
    « Hey, regardez ! c’est une nazie ! »
    
    Alors qu’on me poussait, une de mes chaussettes s’était un peu recourbée, laissant voir mon tatouage fait dans la prison.
    
    « La SALOPE !
    
    — On va la buter !
    
    « C’est pour une vidéo ! » tentais-je d’expliquer. Mais j’avais du mal à m’exprimer et à me faire entendre tant ils criaient et s’excitaient. Les crachats se multipliaient, les insultes s’intensifiaient, je tenais à peine sur mes jambes, ces types parlaient de me lapider, de me couper le ...
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