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La jupe (6)
Datte: 23/08/2022, Catégories: Divers, Auteur: trolive, Source: Xstory
... de ce vit énorme, de ce gland décalotté, de cette main remontant ma cuisse, de ces lèvres s’approchant des miennes, revenaient sans cesse et me faisaient jouir incroyablement fort. Je culpabilisai terriblement. — Et si les cousins de Marie(cf: la jupe 4) avaient raison ? Et si je n’étais qu’un PD refoulé? Aussi comme pour conjurer cela, je redoublai d’ardeur auprès de Bab, l’embrassant dès que j’en avais l’occasion, baisant avec elle dès que c’était possible. J’accompagnai Bab à chaque séance de juillet. Celle-ci se déroulait parfaitement. Les tableaux avançaient pas mal autant que je puisse en juger. Patrick et Bab discutaient beaucoup, et je tâchai de prendre part à la conversation. J’essayai de dormir autant que possible chez Bab et nous baisions souvent. Puis vint août. Pour des raisons pratiques, je dormais chez mes parents et je ne pus accompagner Bab que le samedi, ne travaillant pas ce jour-là. Indéniablement, je sentais, de jour en jour, une différence de comportement chez elle. C’était indéfinissable, mais quelque chose clochait. — Je suis un peu fatiguée là, m’expliquait-elle ou encore : — Pas très envie maintenant... un peu plus ...
... tard ? proposait-elle quand le "un peu plus tard" se pressentait quasi impossible. Forcément en analysant froidement avec le recul, c’était évident... car jamais, au cours de ces 3 dernières années, je ne l’avais senti ainsi, ailleurs, rêveuse, moins disponible et moins réceptive à mes avances. Mais en "plein dedans", je n’avais rien vu venir. Et, le dernier samedi d’août, en fin d’après-midi, sortant des toilettes, revenant dans le long couloir qui menait à l’atelier, par un simple jeu de reflet dans une vitrine mal fermée, je vis le peintre, la main posée sur les fesses d’Elisabeth, l’embrasser sur la bouche. Instantanément, j’eus l’impression d’un gouffre sous mes pieds. Je me précipitai à nouveau dans les w.c. et je vomis le ventre tordu de spasmes. Puis ressortant, je claquai la porte des toilettes pour être certain qu’ils m’entendent. Ils virent que j’étais blême et je prétextai d’être "barbouillé" pour partir. Bab voulut savoir si je souhaitai qu’elle me raccompagne. Je répondis par la négative et je sortis la tête vide ou plutôt la tête pleine d’une seule chose. Elisabeth, celle que naïvement je croyais être l’amour de ma vie, me trompait.