1. Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire (19)


    Datte: 21/08/2022, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory

    ... au compte-goutte. Pas toujours facile de remettre ça en ordre, après.
    
    — Pff, décidément, je commence à penser que vous n’êtes qu’une bande de brêles en plus de pervers décadents.
    
    — Tu commences ? Parce que ce n’était pas déjà ton préjugé avant de nous connaître ?
    
    — Je n’ai pas besoin d’apprendre à vous connaître pour savoir à qui j’ai affaire.
    
    — Mouais, si tu le dis... Tu reprends un verre ?
    
    — Volontiers.
    
    Son verre plein est vidé en une fraction de seconde. Elle boit ça comme s’il s’agissait d’eau. Quelle descente ! Par contre, ses yeux commencent à partir en couille et son visage affiche une expression bizarre. C’est la première fois que je la vois bourrée. J’avoue que ça m’amuse.
    
    — Pat, gardien éternel du Myrte ; Inanna, gardienne éternelle de l’Olivier. C’est quoi ce délire à garder des arbres ? balbutie-t-elle.
    
    — Les arbres d’Aphrodite sont les piliers de son Jardin. Leur cosmos nourrit et préserve la paix dans tous le Jardin. Ils sont absolument vitaux. Le rôle des gardiens éternels est donc primordial, tout comme l’est celui des chevaliers d’or.
    
    — Et sinon, tu ne m’as pas dit, tu avais quoi comme armure quand tu étais gardien éternel ?
    
    — Je portais l’armure de la Dryade, la nymphe des bois, et j’étais gardien éternel du Chêne.
    
    Sa réaction se lit dans son regard choqué.
    
    — Ahh, fait-elle de dégoût. Tu veux dire que tu portais une armure de femme ? Mais c’est contre nature !
    
    — Hé, je n’ai pas eu le choix de l’armure : c’était la ...
    ... dernière disponible. Et puis je ne suis pas le premier à avoir porté une armure de femme : le grand héros de légende Shun portait bien l’armure d’Andromède.
    
    — Ouais, héros de légende ou pas, c’est toujours contre nature. Ha-ha, je viens de t’imaginer avec une paire de seins ! Je devrais ralentir l’alcool : je commence à avoir des pensées obscènes. Tu en avais, des seins ? Je veux dire, sur ton armure ?
    
    — Euh... oui.
    
    — Perso, j’adorerais que la mienne en ait aussi. Ma poitrine est vraiment compressée là-dessous. Ce n’est pas toujours très agréable.
    
    L’évocation de sa magnifique et opulente poitrine me laisse songeur. Une certaine chaleur me gagne, chaleur qui n’est pas due à l’alcool. Je lui proposerais bien de retirer son armure pour qu’elle se mette plus à l’aise, mais je crains qu’elle ne soit pas assez alcoolisée pour ne pas se méfier de mes réelles motivations.
    
    — Bon, et si on allait voir ce fameux musée, histoire de s’occuper ? Je crois que j’ai besoin de marcher.
    
    — Non, non, ce n’est pas trop ton genre. Tu ne vas pas aimer.
    
    — Pour qui me prends-tu ? Je suis sensible à l’art.
    
    — Je ne suis pas sûr qu’on puisse qualifier cela d’art ; enfin, pas totalement.
    
    — C’est à dire ? insiste-t-elle, intriguée.
    
    — Eh bien, hésité-je, le musée est dédié aux porte-jarretelles. Il regroupe tout ce qui touche de près ou de loin à cette pièce de lingerie.
    
    — Ah... fait-elle, dégoûtée. Mais quel pervers décadent, celui-là !
    
    — Tu exagères : il apprécie juste la ...
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