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Maureen (1)
Datte: 21/08/2022, Catégories: Divers, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... aussi tellement contente de te revoir… dommage que ton mari soit absent ! Maureen ! Aussi rousse que Claude était brune. Un petit bout de femme de trente-cinq ans, avec des taches de rousseur et un nez espiègle. Le sourire de Claude était revenu au souvenir de cette jeune femme arrivée tout droit de Belfast. Irlandaise jusqu’au bout des cheveux. Elles s’étaient connues au cours de leurs études à la fac de Nancy. Une amitié indéfectible était née entre ces deux filles-là. Puis Michel depuis leur mariage était venu se greffer là-dedans. L’accent que la jeune rousse n’avait jamais pu perdre lui donnait un charme tout particulier. Claude l’avait un temps, soupçonnée d’être amoureuse de son mari, mais elle était bien trop droite pour… La brune avait un sourire qui lui allait si bien. Soudain ces jours qui devaient se révéler interminables, ne lui parurent plus aussi sordides. Cette amie était pétillante et pleine de vie. Alors Claude prit sa douche et se mit en devoir de s’habiller. Ensuite elle confectionna deux petits pâtés lorrains, une salade verte et elle dressa les couverts. Elle était prête pour accueillir son invitée. Maureen… quelle bonne idée de débarquer ainsi pour quelques jours, juste au moment où elle risquait de déprimer ! Dans la chambre d’ami, la jeune femme remit des draps sur le lit, elle ventila la pièce, fit les poussières. Recevoir c’était bien ! Dans un lieu propre, c’était encore mieux. — oooOOooo — Le bruit d’un moteur qui ronronnait ...
... doucement sur la route au-dessus du chalet attira l’attention de Claude. D’un coup d’œil sur la caméra du portail, elle sut que son invitée arrivait. Elle se précipita pour ouvrir en grand les deux battants électrifiés qui se refermèrent de suite après le passage du véhicule. Elle était sur le pas de la porte lorsqu’un feu follet jaillit d’une minuscule Fiat. — Ouf… je ne m’y ferai jamais à votre conduite. Tout me semble à l’envers sur vos routes. Je dois toujours faire extrêmement attention pour ne pas revenir sur l’autre partie de la chaussée, c’est comme un réflexe. — Oh ! Maureen, tu n’as pas changé, toujours… aussi volubile et… jolie ! Contente de te revoir ma belle. — J’ai toujours rêvé de revenir ici ! Your lake and your chalet* ! Enfin votre nid, c’est toujours un réel plaisir d’y revenir. — Allons ! Entre vite ! Viens, donne-moi ta valise. Tu resteras bien quelques jours. Je serais moins seule. — Toujours aussi… amoureuse de ton Michel à ce que je vois. — Toujours oui ! — Dommage… je l’aurais recueilli… volontiers. Les deux femmes éclatèrent de rire en se serrant l’une contre l’autre. Les bisous sonores qui suivirent montraient l’attachement qu’elles se portaient. Le déjeuner, bien qu’un peu tardif se déroula dans un climat amical et l’une comme l’autre narrait par le détail leur vie. Vies de femmes heureuses de se revoir. Elles firent ensemble le tour des extérieurs et Maureen s’extasiait toujours comme une gosse devant cette étendue d’eau dans ...