1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (4) : Epreuves et amour


    Datte: 16/08/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... quand il était venu se vanter de sa paternité auprès de Marcus, Lurco joue les maris attentionnés, fier et amoureux de sa domina.
    
    Dans le secret de la Domus des Spurii, les choses étaient bien différentes. Lurco commença par décider, pour protéger l’enfant, que désormais Tullia serait privée de coïts. Après des semaines intenses, où chaque soir, Adonis la faisait jouir à mort, ce sevrage brutal est cruel pour Tullia, qui se retrouve en véritable état de manque. Certes, elle avait auprès d’elle Lucia, chargée de prendre soin de sa maîtresse et destinée à être la nourrice de l’héritier de Lurco. L’esprit pervers de celui-ci l’avait poussé à exiger que Lucia soit elle aussi enceinte, des œuvres d’un de ses esclaves africains, Adherbal.
    
    Les deux jeunes femmes se félicitaient pourtant de cette situation, qui leur permettait de prendre soin l’une de l’autre, alors que la maternité transformait leur corps. Et les deux amantes ne s’étaient jamais tant aimées qu’au cours de ces mois. La tendresse de Lucia et ses caresses ne suffisent cependant pas à apaiser la frustration de Tullia, pas davantage que les sodomies brutales ou les fellations que lui impose Lurco.
    
    Lucia fut la première à accoucher d’une magnifique petite fille, dont les cheveux crépus et la couleur de peau ne laissaient aucun doute sur l’identité du géniteur. Ce qui attriste Lucia est que la loi romaine fait de Lurco, en tant que maître, le propriétaire des enfants d’esclaves qui naissaient sous son toit. Le ...
    ... commentaire de Lurco la fit frissonner, quand il dit qu’il aurait préféré un garçon, comme force de travail, alors qu’il faudrait attendre plus longtemps pour qu’une fille ne rapporte.
    
    Moins de deux mois après cette première naissance, Tullia ressent les premières contractions. Son accouchement fut long, difficile, particulièrement douloureux. Les instructions de Lurco étaient sans ambiguïté, il fallait que l’enfant vive, la mère n’avait aucune importance.
    
    Quand enfin Tullia, épuisée, fut délivrée, elle donna naissance à un magnifique bébé, un garçon, comme l’espérait Lurco.
    
    Aux cris de l’enfant, Lurco entre dans la chambre où se trouvent les médecins, les femmes qui servent d’assistantes et Lucia, en tant que nourrice de l’enfant.
    
    Dès sa naissance, le bébé romain est soumis à la toute-puissance paternelle. Si c'est un garçon, il est déposé sur le sol devant son père qui doit le prendre dans ses bras, ce qui veut dire qu'il le reconnaît comme son fils, qui lui succèdera dans la charge de chef de famille en particulier dans le culte rendu aux ancêtres. Il prend alors l'engagement de le nourrir et de le former comme futur citoyen. Ce que fit Lurco sans hésiter :
    
    • Mon fils !
    
    Le médecin s’adresse à Lurco :
    
    • C’est un beau bébé bien portant. Félicitations, Dominus !
    
    Lurco n’eut pas un regard pour Tullia, qui était évanouie, épuisée. Il rabroue sévèrement Lucia qui, folle d’inquiétude, veut s’occuper d’elle :
    
    • Toi, tu n’as désormais qu’une mission et une ...
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