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Canine - Jessia et Rano Kau (3)
Datte: 31/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: FireEye, Source: Xstory
... encore une fois, en sanglotant désespérément : — Rano Kau, je t’en prie, aide-moi ! Inquiété par le bruit qu’elle faisait, l’inconnu plaqua sa victime sur le sol de toutes des forces, manquant l’étouffer, et il entreprit de terminer sa besogne. Il n’avait pas le loisir d’y jeter le moindre coup d’œil, mais là où se tenaient les chiens, on entendit soudain des bruits d’éclaboussure et des cris terrifiants mêlés de couinements plaintifs, et bientôt le son horrible des os qui se brisent. Terrifiée, Jessia lutta de toutes ses forces pour relever la tête, mais elle n’y arriva que lorsque son agresseur se dégagea complètement pour se relever. Rano Kau était revenu, et recouvrait maintenant sa protégée en fusillant l’ennemi du regard. Celui-ci faisait quelques pas en arrière, lentement pour éviter de provoquer l’animal. Il tenait un couteau dans une main ; Jessia n’avait même pas remarqué qu’il la menaçait de cette arme depuis le début. Couchée sur le sol en pitoyable victime, elle regarda son compagnon : c’est l’image la plus terrifiante qu’elle ait jamais vue. Le chien avait l’air plus grand encore que d’habitude. Les pattes écartées, le cou baissé devant un torse gonflé par la rage, il braquait sur l’homme un regard mortel, de ses yeux noisette devenus brillants. Juste au-dessous, sa gueule remplie de crocs luisants dégoulinait de bave et de sang, et fumait de son souffle embrasé. Il avait le poil mouillé et ébouriffé, comme un monstre sale et sauvage. S’il ...
... faisait de l’homme sa victime, il allait le tuer. Jessia entendit celui-ci murmurer : — Putain... Putain... Rano Kau se mit à gronder. Le son sourd qui roulait dans sa poitrine rappelait le cri d’avertissement d’un volcan qui s’éveille. Jessia avait même peur pour son agresseur. Elle espérait ne pas devoir regarder son chien dévorer cet homme ; il pouvait réellement le massacrer. Finalement, l’homme lâcha son couteau et partit en courant, osant à peine tourner le dos. Rano Kau le chassa seulement en aboyant le plus fort possible, et le regarda détaler. Quand elle sentit que c’était passé, Jessia lâcha un gémissement de petite fille en attrapant le collier de son chien, et se hissa contre lui pour le serrer dans ses bras. Elle tremblait comme une feuille, et n’avait pas encore compris exactement ce qui lui était arrivé. Elle avait froid. Rano Kau ne bougeait pas, mais haletait encore. Il sentait le sang et la mort. Le clair de lune dévoila à sa maîtresse ce que le combat avait laissé derrière lui : au bord de l’eau, l’un des molosses avait la nuque brisée et la tête complètement retournée. Son cou faisait deux fois la longueur normale. Le deuxième vivait encore ; agonisait plutôt. Couché sur le flanc, il pataugeait maladroitement au bord de l’étang, dans lequel flottaient ses viscères répandus par la morsure de Rano Kau. À cette image macabre s’ajoutaient les longs geignements de la bête, qui comme tout guerrier, bon ou mauvais, n’avait pas mérité tant de ...