1. Don Juan féminin (6)


    Datte: 26/07/2022, Catégories: Lesbienne Auteur: Faunus

    De se sentir à l’abri dans son cocon fit pousser un soupir de satisfaction et de contentement à Gaëlle. Elle avait envie d’une bonne douche fraîche, elle prit donc la direction de l’étage. Tout en montant les marches, elle pensait à tous ces petits évènements qui s’étaient manifestés au cours des deux jours. Même si aux yeux des certains cela pouvait sembler ordinaire, aux siens le ronronnement de sa vie routinière avait largement été bouleversé. Il y avait eu quelques secousses qui avaient remis en question ce qu’elle pensait au plus profond de son être. Une fois dans la salle de bain, elle retira sa belle robe, en contrôlant qu’elle n’avait pas été salie au cours de l’incident. En s’apercevant dans le grand miroir, elle ne put s’empêcher de rire. « Alors petite cochonne, on pisse dans la culotte et ensuite on se balade les fesses à l’air en ville. » Après avoir passé un petit moment sous une eau relativement tiède elle se sentait bien et se dit qu’il était temps de songer à se préparer un plateau-repas. Elle avait envie de se détendre en regardant une émission littéraire pendant qu’elle se restaurerait. Une fois sa collation prise Gaëlle s’était confortablement installée, étendue sur le grand canapé du salon. Repue et détendue, elle s’était rapidement endormie devant cet écran où d’illustres inconnus discouraient.
    
    Le soleil devait être haut dans le ciel quand elle émergea de son sommeil. Elle s’étira en bâillant, une petite douleur aux vertèbres cervicales la fit ...
    ... grimacer. En voulant poser un pied sur le tapis elle se rendit compte que ses orteils touchaient le plateau déposé la veille. En déplaçant son pied, elle se dit que cela n’avait pas été une bonne idée. Elle avait mal au cou, elle se sentait un peu ankylosée. Cerise sur le gâteau, l’émission merdique l’avait endormie plus rapidement que si elle l’avait été par un anesthésiste. Autant la veille elle était contente, autant ce matin elle était grognon. Elle se dit qu’il n’était pas utile de se morfondre et qu’elle devait se bouger les fesses. « Bon sang ! D’abord un peu de vaisselle, une aspirine, un café, puis une douche, ensuite, je me mets au boulot, j’ai un manuscrit à terminer. » De se parler d’une façon énergique lui permit de se mettre en train. Bien évidemment, comme à son habitude, elle ne fit pas les choses dans l’ordre et cela lui prit plus de temps qu’elle l’avait pensé. C’est avec soulagement qu’elle finit par s’asseoir sur le fauteuil face à son bureau. Cela faisait un peu plus de deux jours que son ouvrage était resté en attente. Après avoir mis sous tension l’ordinateur et ouvert le dossier, elle relut la dernière phrase enregistrée. Cette façon de faire lui permettait de reprendre le fil de son histoire. C’est à cet instant qu’elle entendit son téléphone biper. Aussitôt, elle pensa à l’éditeur, en voyant l’heure affichée elle se dit que cela ne devait pas être bien important. Cela pouvait donc attendre, même si elle ne se souvenait pas qu’il lui ait auparavant envoyé un ...
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