1. Première partie


    Datte: 17/07/2022, Catégories: fh, couple, candaul, hotel, amour, jalousie, pénétratio, mélo, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... j’avais rendez-vous à 10 heures, et il y a encore une personne avant moi.
    
    Je voyais ça plus feutré comme ambiance. On se croirait vraiment chez un généraliste pendant une épidémie de gastro.
    
    Je suis mal à l’aise parmi ces patients qui attendent. Ce n’est pas ma place ici. J’ai un caractère fort, une personnalité marquée. Jamais je n’aurais cru avoir besoin de venir ici un jour.
    
    La psy a appelé la personne avant moi. La prochaine fois, c’est mon tour.
    
    Je n’ose pas observer les autres personnes assises autour de moi.
    
    Les regarder, les scruter, chercher à décrypter leurs soucis me fait peur. C’est un peu comme un miroir en fait. Trop peur de voir dans leurs regards mes propres difficultés.
    
    Trop peur aussi de lire sur leurs visages, les stigmates des problèmes qui les minent.
    
    Trop peur surtout de les surprendre et de croiser leurs regards qui chercheraient à décrypter le mien de problème.
    
    J’ai trop honte de ce qui m’arrive. Je n’ai pas envie de le partager. Enfin, pas avec eux du moins.
    
    Faute de mieux, je fixe la porte qui mène au cabinet. On entend vaguement des voix derrière. La porte est suffisamment épaisse pour qu’on ne comprenne pas ce qui s’y dit. Notre intimité est respectée.
    
    Derrière cette porte est en train de se régler le cas de la grosse dame qui était juste avant moi.
    
    Pour la énième fois, je regarde ma montre : 10 h 50.
    
    Je ne m’impatiente pas, je m’attendais à attendre, comme toujours chez un médecin.
    
    Du coin de l’œil, je ...
    ... vois le sexagénaire assis en face de moi. Il regarde sa montre lui aussi.
    
    Et cette femme à l’air triste, quel âge peut-elle avoir ? Elle est jeune. Je remarque la cicatrice d’une entaille à son poignet. Je détourne le regard pris dans un élan de pudeur. Je n’ai pas envie de violer son intimité.
    
    Cette salle d’attente, c’est le cri silencieux d’une société qui va très mal, voilà ce je me dis quand Chloé Antoine, la psy, m’appelle :
    
    — Vous me suivez, Monsieur Mattéi, me dit-elle avec un sourire avenant sur son visage.
    
    Chloé Antoine est une grande fille d’une trentaine d’années. Elle a des cheveux noirs, coupés très courts. Mignonne ! Très mignonne même, me dis-je en la suivant dans le couloir menant à son cabinet.
    
    J’ai le regard fixé sur ses fesses, serrées dans une petite jupe courte écossaise qui virevolte légèrement. Le tout balance au rythme des mouvements de ses hanches.
    
    Cette psy me plaît finalement. J’ai l’impression d’être ailleurs que dans un cabinet de psy. Je me détends. Cette fille, c’est toujours mieux qu’un vieux barbu pédant. Avec elle, je crois que ça va coller, que je vais pouvoir m’exprimer.
    
    Elle m’a invité à m’asseoir dans un profond fauteuil club en cuir. Elle fait de même en face de moi, dans le même fauteuil.
    
    Mes yeux s’arrêtent sur ses cuisses, qu’elle croise et sur sa jupe qui remonte. Je détourne aussitôt le regard :
    
    — Monsieur Mattéi, comment vous sentez-vous ?
    
    Sa voix est douce, presque chantante.
    
    — Ça va, comme tout le ...
«1...345...15»