-
Les journaux interdits de Mlle Christie (2)
Datte: 10/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: maisondecampagne, Source: Xstory
... Elle le rattrapa de justesse. Et dans un mouvement d’excuse laissa courir sa main contre sa joue fraîche. — Heureusement que tu m’as aidée à enjamber cette pierre sinon j’aurais aussi trébuché, ajouta-t-elle. — C’est bon, s’étrangla-t-il les yeux paniqués. Christie se tint tranquille jusqu’à la fin de la randonnée. Elle savourait tout autant les pensées brûlantes qui faisaient presque siffler l’air, mais ne provoquait plus le brun. La fraîcheur avait fini par refroidir tout le monde et vers dix-sept heures, ils s’assirent tous à la table du café du village d’arrivée. Cette fois-ci, la coquine attablée à droite de Nicolas ne se priva pas pour lui mettre les reins en feu. Elle le touchait à la moindre occasion, avec le plus grand naturel, histoire de ne pas lui causer d’ennui plus tard. Sous la table, elle frôlait du bout de sa chaussure celles du garçon tout en parlant avec les autres membres du groupe. Il ne parvint pas à participer à la discussion tant le désir le faisait brûler. Jusqu’à ce que la jolie brune s’adresse à lui directement, ne lui laissant aucune échappatoire. — Et toi Nicolas, qu’est-ce que tu fais ? — Je suis en terminale, souffla-t-il manifestement dans le plus grand inconfort. — Ah oui ? Je t’aurais donné un peu plus que dix-sept ans, répondit Josiane avec un sourire bienveillant. — C’est que j’ai redoublé une classe en primaire, poursuivit-il écarlate. J’ai eu dix-huit ans en juillet. C’est bien triste qu’il soit si timide, ...
... pensa Christie. Elle fut soudain prise de quelques remords, après tout s’il se sentait si mal, c’était un peu de sa faute. Se souvenant que les toilettes du café étaient deux rues plus loin, elle sauta sur l’occasion pour demander à ce que l’on lui montre. Le père du brun désigna son fils avec un geste du menton avant de lancer : — Il sait où c’est. Nico, montre-lui. L’intéressé se leva en faisant grincer sa chaise le blouson stratégiquement tenu contre son ventre. La jeune femme le suivit. Dehors, la nuit tombait rapidement et l’obscurité rendait leur proximité plus agréable encore pour Christie. Dès qu’ils furent hors de vue du café, elle lui prit la main et l’attira dans un coin abrité du vent. Le regard perdu qu’il lui lança fut sans pareil. — Je n’ai pas été très sympa avec toi, commença-t-elle doucement. — Non, c’est bon, assura-t-il la voix tremblante sous l’effet du désir et de la rougeur qui lui brûlait les pommettes. — Nicolas, je suis prête à me faire pardonner si tu veux. Il ne répondit pas, hochant simplement la tête. — Puisque je t’ai excité toute la journée, je me propose de te soulager. Si tu veux bien sûr, ajouta-t-elle un peu moins confiante d’un coup. Encore une fois, il hocha la tête, visiblement trop victime de sa timidité pour parler. — Par contre, il faut que tu me le dises, dit Christie en posant sa paume sur la joue froide de Nicolas. Un simple oui me suffit. Alors qu’elle se rapprochait de lui, laissant une main glisser ...