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L'Histoire est un long cheminement ! (3)
Datte: 26/06/2022, Catégories: Erotique, Auteur: AlexisPC, Source: Xstory
Quelques jours plus tard, comme convenu lors de leur rendez-vous à Montmartre, Gisèle et Gloria se retrouvèrent à l’entrée des Galeries Lafayette. Gisèle avait fait et refait plusieurs fois dans sa tête la conversation qu’elle avait eue avec Vanessa et Glori,a en négligeant totalement le pauvre Hugo qui pensait qu’elle lui en voulait toujours de cette rencontre avec sa professeur titulaire qu’il admirait tant, au grand dam de sa petite amie, si jalouse. Elle y avait cherché des traces de mépris ou de moquerie, mais dut s’avouer, au terme de ses propres réflexions, qu’aucune des deux femmes n’avait émis le moindre jugement sur elle ou sur sa vie. Elle avait fini par admettre que, comme elles le lui avaient affirmé, elles ne souhaitaient que l’aider dans ses démarches vers une recherche de sa propre féminité. Elle se rendit donc, inquiète, mais confiante, vers son destin qui, pour l’heure, se nommait Gloria. Les Galeries Lafayette, c’était, pour Gisèle, un endroit mystique dont elle avait, bien évidemment, entendu parler par les filles qui fréquentaient les salles de classes du Lycée et ensuite dans les amphithéâtres, les bibliothèques et les toilettes de son université. Mais jamais elle n’aurait envisagé d’y pénétrer. Car, ne se trouvant pas à sa place dans ces espaces, elle n’avait pas songé qu’on pourrait l’y accueillir. D’ailleurs, pour quelle raison ? Dans quel but ? Qu’aurait-elle fait dans ce temple de la consommation ? Elle qui ne savait rien des produits que ...
... l’on pouvait y trouver. Gisèle avait grandi dans un monde violent dépourvu de repères féminins, à la botte et aux ordres impérieux d’un père tyrannique et alcoolique dont la seule « récréation », si l’on pouvait appeler cela ainsi, était d’humilier constamment sa seule fille. Humiliations physiques et psychologiques. Gisèle était très souvent battue, frappée pour le seul plaisir de cet homme fruste et vulgaire dans le sens latin du terme. Unvulgus, un homme commun, sans éducation. Cet homme qui ne connaissait aucune barrière morale ne pouvait, y compris par la réflexion basique dont il était capable, distinguer le bien du mal. Seule sa volonté propre comptait. Si l’envie lui prenait de battre son enfant, sa logique lui imposait de suivre son instinct primaire. Si l’envie de l’humilier en la rabaissant publiquement le prenait, il suivait ce que son cerveau de primate lui dictait. Ainsi, les seuls repères avec lesquels grandit Gisèle étaient ceux que le cerveau reptilien de son géniteur lui avait imposés durant sa jeunesse. Un néant de sociabilité et de douceur. Comment une jeune fille, à son adolescence et sa puberté et grandissant dans un tel environnement, à l’âge où une petite fille grandit pour devenir lentement une femme, pourrait-elle atteindre avec sérénité ce stade du développement féminin, délicatesse ultime de la Nature ? Non ! Gisèle ne savait rien de ce qu’elle allait découvrir, car elle en avait tout simplement été sevrée. Rien ne l’avait préparée ...