1. Turlutte au magasin de flûte


    Datte: 21/06/2022, Catégories: Hétéro Auteur: camillesix

    C’est arrivé très vite. Au moment où je m’y attendais le moins. En cette fin d’après-midi, il y avait encore quelques clients dans ce magasin d’instruments de musique qui offrait une ambiance chaleureuse et feutrée grâce aux effets de lumière projetés sur le sol moquetté. A s’y promener, on avait l’impression de faire partie des coulisses d’un spectacle. C’était la première fois que j’y entrais, et comme j’avais le temps de flâner, j’ai exploré lentement les lieux, passant d’un rayon à l’autre, admirant les instruments et les équipements divers, dont je ne connaissais pour certains ni l’utilité ni le nom. Au moment où je croyais avoir fini de visiter les lieux, j’ai remarqué qu’il y avait un escalier étroit et discret dans le fond du magasin.
    
    Curieux, je m’y suis aventuré. En arrivant en haut des marches, j’ai découvert un endroit tout aussi charmant, beaucoup plus exigu que le rez-de-chaussée, où je ne croisais personne. Je m’y suis tout de suite senti bien, comme dans un grenier où l’on se réfugie pour s’isoler et y trouver la tranquillité. Au fond de la sombre pièce au bas plafond, était entreposé parmi d’autres instruments, un ancien piano droit de couleur noire laquée, sur lequel la faible lumière de la fin du jour se reflétait. Je suis passé derrière et je n’ai pas pu résister à l’envie de soulever le couvercle pour en caresser quelques touches.
    
    Mon exploration terminée, je suis redescendu au premier niveau et j’ai pris la direction du comptoir de vente, car ...
    ... j’avais besoin de recourir à un renseignement de professionnel. Le magasin s’était vidé. Il ne restait plus qu’un seul client, et je suis resté en retrait de quelques pas pour attendre mon tour, car il était en pleine discussion avec le conseiller de la boutique.
    
    C’est à ce moment que de nouvelles personnes sont entrées dans le magasin et se sont rapprochées du comptoir où j’attendais. C’était deux jeunes garçons, âgés d’une quinzaine d’années, qui s’égayaient d’un juvénile et touchant enthousiasme à venir s’acheter un nouvel équipement pour leur groupe de rock-grunge de garage. Ils ont tout de suite pris place derrière moi dans la file d’attente.
    
    Moins d’une minute plus tard, leur entrée a été suivie par celle d’une femme plantureuse à la chevelure volumineuse et bouclée, pas très jeune et pas très jolie, que je supposais être la mère de l’un d’eux, et qui, affublée d’un air détaché, se tenait à l’écart, visiblement ennuyée et désabusée de son rôle d’accompagnatrice. Je n’y ai pas prêté attention plus que cela, mais, en occupant mon attente, j’ai levé les yeux quelques fois pour regarder autour de moi, et il m’est alors apparu qu’elle me regardait avec de plus en plus d’insistance.
    
    J’ai allongé mes temps d’observation sur elle. En dévisageant sa personne tout entière depuis les pieds jusqu’à la tête, j’ai découvert de hauts escarpins de velours aux talons fins et pointus, des collants opaques et soyeux qui faisaient la liaison avec une jupe noire, serrée, dont la ...
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