1. Le cygne noir (4)


    Datte: 16/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: Dante67, Source: Xstory

    ... s’étouffer, mais un autre prit sa place immédiatement.
    
    Elle sentait les corps se figer les uns après les autres et les queues pulser frénétiquement dans ses trous ; elle comprit qu’elle se faisait remplir de partout. Étrangement, les pénétrations suivantes furent plus faciles : le sperme lubrifiait parfaitement le passage, et son corps commençait à répondre mécaniquement aux stimuli qu’elle subissait.
    
    L’abattage dura trop longtemps pour qu’elle ait conscience du temps qui passait. Elle avait perdu le fil du nombre d’inconnus qui avaient signé son corps après s’y être déversés. Elle se sentait collante et gluante.
    
    — A présent, faisons un collier pour la chienne. Apportez-moi la corbeille orange.
    
    Des mains agrippèrent sa laisse et Svetlana sentit qu’on y accrochait des choses : c’était les capotes remplies. Odile lui attachait des capotes usagées autour du cou en guise de collier...
    
    — Je vous présente la reine des vides-couilles !
    
    Dans la salle, une acclamation s’éleva.
    
    — Apportez-moi l’autre corbeille : il est temps de nourrir la chienne. Fais « Ah ».
    
    Svetlana ouvrit la bouche ; elle sentit une dose de sperme y couler. Elle eut juste le temps d’avaler avant qu’Odile ne décide de lui saisir la mâchoire pour lui maintenir ouverte et y vider une seconde capote. A nouveau, Svetlana perdit le compte. Après s’être fait vider tous les préservatifs dans la bouche, elle fut obligée de tous les mettre en bouche et de les mâcher. Le goût du lubrifiant mêlé au ...
    ... latex et au sperme refroidi l’écœurait.
    
    Pour elle, le reste de la soirée resta flou. Elle sentait que des choses bougeaient autour d’elle puis qu’on la ramenait. Une fois à la maison, Odile lui enleva la cagoule et lui fit prendre une douche chaude avant de lui faire couler un bain. Même après la douche, elle dut changer deux fois l’eau du bain pour ne plus voir de sperme flotter à la surface.
    
    Quelques bougies étaient allumées, et Svetlana entendit une chanson qu’elle ne connaissait pas ; c’était « Una furtiva lagrima », de Caruso.
    
    La pauvre soumise en profita pour faire une mise au point. Tous les événements s’étaient enchaînés rapidement. Trop rapidement. Au final, elle ne savait plus très bien lesquels la perturbaient le plus : les moments de dépravation totale ou les moments de détente et d’intimité qu’Odile lui faisait vivre ensuite. Svetlana n’avait pas le temps d’intégrer ce qui lui arrivait. Prendre un bain comme celui-ci faisait partie des souvenirs oubliés : elle n’en avait jamais eu le temps, même dans sa vie d’avant sa rencontre avec sa maîtresse. Étrangement calme et sereine à cet instant, elle se sentit venir une lucidité foudroyante. Pourquoi ne pas en finir, ici et maintenant ? Dire "Fuck !" à ce travail, dire "Fuck !" à Odile. S’échapper. N’était-ce pas la dernière chose sur laquelle elle avait le contrôle ? Elle inspira calmement et se laissa glisser doucement en expirant par le nez. Elle resta un instant sous la surface. Entre deux mondes. Isolée de ...
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